120 battements par minute, de Robin Campillo. © SDP

D’après une histoire vraie

La réalité, plus forte que la fiction ? Le cinéma, en tout cas, semble s’en être fait une raison avec, pour conséquence, la multiplication, aux côtés des biopics qui n’en finissent plus de déferler sur les écrans, de films  » basés sur des faits réels  » ou  » inspirés d’une histoire vraie « . Le phénomène embrasse les genres les plus divers : films de sport (Bleed for This, Borg vs. McEnroe, Battle of the Sexes), drames de guerre (Nos patriotes, The Zookeeper’s Wife, Thank You for Your Service), évocations historiques (Viceroy’s House, A United Kingdom), thrillers (American Made, Patriots Day), film politique (Le Jeune Karl Marx)… et l’on en passe, comme les 120 battements par minute, Detroit, Gold, Le Redoutable, La Fille de Brest et autres Tueurs sortis ces derniers mois, et empruntant tous à des titres divers à la réalité. Stephen Frears, qui en connaît un bout sur la question, lui à qui l’on doit notamment The Queen ou Florence Foster Jenkins, a veillé à faire précéder son Victoria & Abdul de la mention  » inspiré de faits réels, ou presque « , manière de se ménager, néanmoins, une certaine liberté. Quant au facétieux Roman Polanski, il s’est amusé à brouiller les pistes en intitulant son dernier film D’après une histoire vraie, titre n’ôtant rien à son caractère purement… fictionnel.

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