CLAUDE GUÉANT ET QUATRE AUTRES AFFAIRES

En dehors de l’enquête liée aux conditions d’achat de son appartement parisien, Claude Guéant est au coeur de quatre autres dossiers sensibles.

Les 25 000 euros de Jordanie

Lors de la perquisition effectuée en février chez l’ancien secrétaire général de l’Elysée, les policiers ont trouvé trace d’un virement de 25 000 euros, daté de 2012, en provenance d’une société jordanienne. Selon son avocat, Me Jean-Yves Dupeux, cette rémunération, révélée par Le Vif/L’Express, correspondrait à  » une fonction exercée au sein de cette société « . D’après nos informations, il s’agirait en fait d’un fonds d’investissement issu d’une banque islamique, auquel Claude Guéant a été lié par contrat. Il a exercé en son sein la fonction de président du conseil d’orientation. Les enquêteurs s’interrogent actuellement sur la réalité et les modalités de ce travail.

Les  » frais de police  »

Lors d’une autre perquisition effectuée le même jour, il a été découvert que Claude Guéant avait réglé d’importants achats d’électroménager en liquide. Il a justifié ce mode de paiement par l’utilisation d’argent provenant des  » frais de police « . Alors qu’entre 2002 et 2004 il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur, il percevait hors de toute règle 10 000 euros par mois, répartis entre lui et au moins deux autres membres du cabinet. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur ces primes indues.

L’affaire Tapie

Claude Guéant s’attend à être entendu sous peu par la police au sujet de l’arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie dans son conflit avec le Crédit lyonnais. Après les mises en examen pour  » escroquerie en bande organisée  » de Tapie lui-même, de Stéphane Richard (ex-directeur de cabinet de la ministre française de l’Economie Christine Lagarde à Bercy) et d’un des arbitres, Pierre Estoup, il ne devrait pas échapper à une garde à vue. L’instruction révèle que, tout au long de la procédure d’arbitrage, des réunions se sont tenues sous sa direction, à l’Elysée, en présence de Bernard Tapie.

Les avions  » africains  »

Cette fois, ce sont les activités d’avocat de Claude Guéant qui sont visées. Comme l’a révélé le quotidien L’Union, les policiers chargés d’enquêter sur la déconfiture d’une société d’avions privés, Skylander, ont trouvé trace d’un voyage d’affaires de l’ancien homme fort de la Sarkozie et de son gendre, en Guinée équatoriale, en octobre 2012. Ce dernier se serait fait rembourser par une autre société, Reims Aviation, deux chambres d’hôtel au Sofitel Malabo, dont l’une facturée 2 351,12 euros la nuit.

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