« Bommeleeër », le démon luxembourgeois rôde toujours…

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Dix-huit attentats à la bombe, des ex-gendarmes inculpés, le rôle trouble de l’ancien big boss de la police, des archives secrètes, des pièces judiciaires qui disparaissent, l’ombre de la CIA, un Premier ministre sur écoute… Depuis près de quarante ans, l’affaire du Bommeleeër (le poseur de bombes, en luxembourgeois) hante le Grand-Duché. Les cibles étaient des pylônes électriques, le relais émetteur de RTL, des bâtiments publics, une usine à gaz, une piscine olympique ou encore le siège du quotidien Luxemburger Wort. C’était l’époque des vagues d’attentats politiques en Allemagne et en Italie, des tueries du Brabant et des bombes des CCC en Belgique. Durant ces « années de plomb », le Bommeleeër n’a fait que quelques blessés, aucun mort, et donc finalement peu de bruit au-delà des frontières luxembourgeoises. Il n’en émane pas moins un parfum d’affaire d’Etat, d’autant que d’anciens dirigeants de la gendarmerie grand-ducale et un ancien membre de la Brigade mobile de la gendarmerie (BMG), l’unité d’élite d’intervention, ont été inculpés dans cette sombre affaire et se sont retrouvés sur le banc des accusés du procès qui a démarré en 2013. Mais celui-ci a été interrompu à l’issue de 175 audiences, car le tribunal a saisi un juge d’instruction pour lui demander des devoirs complémentaires ainsi que l’extension de l’enquête à une dizaine d’autres suspects. Et voilà qu’un des protagonistes qu’on croyait écarté du dossier revient sur le devant de la scène puisque le parquet de Luxembourg vient de requérir son renvoi devant la chambre criminelle. Il s’agit du « superflic » Ben Geiben, fondateur de la BMG, qui avait remis son insigne peu de temps avant les attentats parce que son homosexualité gênait les dirigeants de la gendarmerie. Il avait été considéré comme le suspect n°1 mais n’avait au final jamais été vraiment inquiété. Jusqu’ici. La chambre de renvoi doit encore statuer et sa décision peut faire l’objet d’un appel. Bref, les Luxembourgeois n’en ont pas fini avec leur démon…

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