A propos des francs-maçons

Bravo pour votre série d’articles objectifs sur la franc-maçonnerie. Je ne suis pas membre de la loge La Charité, ni du Carré Long que vous citez. Mais je suis à peu près persuadé que ce n’est pas en loge que les magouilles se sont tramées. C’est, comme vous l’écrivez très justement,  » dans les petits bureaux de l’hôtel de ville, les comités de gestion d’intercommunales « . Le manque d’alternance et la faiblesse de l’opposition dans la gestion de toute la région sont la cause des innombrables affaires restées, elles, bien secrètes pendant des lustres. Certains inculpés sont francs-maçons, et membres de la Charité ? Tout groupe a ses brebis galeuses.

Vous ne dites pas que, dans les locaux de la rue Ferrer, dont vous avez photographié la façade, se réunissent plusieurs autres loges des autres obédiences et rites, sauf ceux de la Grande Loge Régulière.

Depuis quarante-quatre ans, je suis membre de la loge carolorégienne affiliée à la Grande Loge de Belgique, plus portée sur la spiritualité que celles que vous qualifiez de  » radicales « . J’en ai été  » Vénérable « . Même dans la  » salle humide « , on ne discutait pas de politique politicienne. Elle divise les hommes que la maçonnerie veut réunir dans un  » Centre d’union, quelles que soient les dénominations et les confessions qui aident à les distinguer « , comme on le lit dans les  » Constitutions d’Anderson « , imprimées en 1723.

Cela dit, il faut que l’on sache que l’appartenance à la maçonnerie d’un citoyen ordinaire, facile à découvrir, entre autres par des individus qui planquent devant l’entrée des loges, peut être plus un handicap qu’un avantage dans une carrière. J’en sais quelque chose. Je ne me suis volontairement dévoilé que bien longtemps après ma retraite, dans un livre sur mon parcours maçonnique publié en 2005.

Votre dossier sur les affaires et la franc-maçonnerie m’a paru être écrit avec la distance nécessaire à une information objective, qu’il est possible d’approfondir si souhaité.

Il est en effet rare de lire un papier au sujet de la franc-maçonnerie, qui ne soit pas mal renseigné, racoleur et, donc, partiellement mensonger.

A ce sujet-là, je ferais un petit reproche à votre couverture, un peu voyante à mon goût…

Il ressort de votre dossier que les affaires concernent quelques personnes corrompues, qui ne font pas la franc-maçonnerie, mais qui encombrent les colonnes des frères intègres. Il me semble aussi intéressant de souligner que chacun d’entre nous favorise celui de son clan (universitaire, philosophique, amical, sportif,…), à compétences égales. Ce fait n’appartient pas plus aux francs-maçons qu’aux autres.

Il me paraît sérieux d’avoir expliqué que les opportunistes trouvent difficilement satisfaction dans les loges, qui souhaitent travailler à une élévation spirituelle, et qu’ils déchantent.

J.N., Bruxelles; Françoise Beck, par courriel

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