Un esprit curieux, génial... héros des Simpson. © Paul. E. Alers/Getty Images

Rétro 2018 : Stephen Hawking, lumière des trous noirs

Laurence Van Ruymbeke
Laurence Van Ruymbeke Journaliste au Vif/L'Express

Le génie d’un géant dans un corps atrophié. Le physicien Stephen Hawking, décédé le 14 mars à l’âge de 74 ans, était atteint de la maladie de Charcot, une affection neurodégénérative paralysante diagnostiquée alors qu’il n’avait que 21 ans. Les médecins lui donnent alors deux à trois ans à vivre…

Certes, la maladie l’empêche de se déplacer autrement qu’en chaise électrique et de parler. Elle n’empêche rien d’autre. Le brillant cosmologiste britannique, spécialiste des trous noirs, opte pour un synthétiseur vocal, qu’il active en contractant les muscles de sa joue. Ainsi communique-t-il, ce qui lui est essentiel pour rendre la science accessible.  » J’espère qu’on se souviendra de moi pour mon travail sur les trous noirs et l’origine de l’Univers, pas pour des choses comme mes apparitions dans Les Simpson « , disait-il, facétieux.

Ancien professeur de Cambridge, il avait notamment signé, en 1988, Une brève histoire du temps, qui s’était vendu à plus de douze millions d’exemplaires. Cette légende de la science était ensuite devenue une icône de la communauté geek.

Ses cendres ont été enterrées à l’abbaye de Westminster, non loin des tombes d’Isaac Newton et de Charles Darwin. Joli voisinage. Un enregistrement de sa voix synthétisée a également été envoyé vers le trou noir le plus proche de la Terre, par l’Agence spatiale européenne.

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