Partygate: Boris Johnson va recevoir une amende, le chef de l’opposition travailliste demande sa démission

Le Vif

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et son ministre des Finances Rishi Sunak vont recevoir des amendes pour des infractions aux règles anti-Covid lors de fêtes organisées dans les cercles du pouvoir en 2020 et 2021, a annoncé mardi une porte-parole de Downing Street.

Après avoir infligé fin mars 20 premières amendes, Scotland Yard a indiqué dans un communiqué que plus de 50 avaient désormais été délivrées. « Nous faisons tous les efforts possibles pour faire avancer cette enquête rapidement, ce qui implique de continuer à évaluer des quantités importantes de documents », a ajouté la Metropolitan Police de Londres, indiquant que d’autres sanctions pourraient être délivrées.

« Le Premier ministre et le Chancelier de l’Echiquier ont reçu aujourd’hui une notification leur indiquant que la police comptait leur délivrer des amendes », a indiqué la porte-parole.

Le Parti travailliste, principale formation d’opposition au gouvernement britannique, a réclamé la démission du Premier ministre Boris Johnson et de son ministre des Finances Rishi Sunak. « Boris Johnson et Rishi Sunak ont enfreint la loi et menti à plusieurs reprises aux Britanniques. Ils doivent tous les deux démissionner. Les conservateurs sont totalement inaptes à gouverner », a tweeté le chef du Labour Keir Starmer.

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Les révélations se sont enchaînées ces derniers mois sur les pots de départ, fêtes d’anniversaire ou autres soirées pendants les confinements successifs imposés depuis deux ans. Downing Street a précisé que les médias seraient informés si le Premier ministre était concerné, mais a toujours refusé de s’exprimer sur son épouse Carrie Johnson.

Ce scandale avait plongé dans une crise sans précédent Boris Johnson, qui était arrivé triomphalement au pouvoir en juillet 2019 et à la popularité longtemps inoxydable. Un temps considéré comme sur un siège éjectable en janvier face aux défections dans sa majorité, le dirigeant conservateur semble avoir surmonté la crise, notamment en vantant son rôle moteur dans les sanctions infligées contre la Russie après l’invasion de l’Ukraine.

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