L’ONU élira « dans les semaines à venir » un successeur à la Russie au Conseil des droits de l’Homme

Le Vif

Le président du Conseil des droits de l’Homme Federico Villegas a affirmé ce vendredi que l’Assemblée générale de l’ONU procédera « dans les semaines à venir » à une élection pour choisir un successeur à la Russie. Pour rappel, La Russie y a été évincée début avril.

Lors d’une conférence de presse, Federico Villegas a précisé que le pays qui serait choisi viendrait d’Europe de l’Est sans pouvoir dire si des candidats s’étaient déjà déclarés.

En raison de l’invasion de l’Ukraine, la Russie a été suspendue le 7 avril du Conseil des droits de l’Homme, qui siège à Genève, par l’Assemblée générale de l’ONU. Moscou a décidé ensuite de libérer son siège qu’elle avait jusqu’en 2023, faisant basculer la Russie dans un statut d’observateur qui lui permet de continuer à prendre la parole lors des sessions, a précisé Federico Villegas.

Le Conseil des droits de l’Homme (47 membres) est le principal forum des Nations unies chargé de ce domaine. Outre la promotion des droits humains, il a pour mission l’examen régulier de leur situation dans les pays membres de l’ONU. Le Conseil peut aussi se saisir de toute question urgente au cours de séances exceptionnelles, comme cela a été le cas pour l’Ukraine malgré l’opposition de Moscou.

Outre l’éviction du Conseil des droits de l’Homme, la Russie a subi la semaine dernière, toujours à cause de l’invasion de l’Ukraine, un quadruple camouflet lors d’élections dans des instances onusiennes organisées par le Conseil économique et social de l’ONU (54 membres), selon des diplomates.

Moscou était candidat à des sièges aux Conseil d’administration du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et de l’agence ONU Femmes, ainsi qu’à une représentation dans l’Instance permanente sur les questions autochtones et dans le Comité onusien chargé des Organisations non gouvernementales.

Alors que la Russie aurait dû être choisie, des candidatures de dernière minute – considérées à l’ONU comme un « acte d’hostilité » – ont modifié la donne qui était comme souvent un nombre identique de candidats et de sièges à pourvoir. Les nouvelles candidatures venaient toutes d’Europe de l’Est, a précisé à l’AFP un diplomate sous couvert d’anonymat.

Au nombre de voix, la Russie a été battue souvent largement et dans l’Instance permanente sur les questions autochtones, elle l’a même été par l’Ukraine qui a remporté le siège en jeu. Dans plusieurs de ces instances onusiennes, l’éviction de la Russie était inédite, selon la même source.

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