Entre manifestants palestiniens et forces israéliennes, un mur d'incompréhension. © Ahmad Hasaballah/belgaimage

Les tensions toujours plus vives entre Israéliens et Palestiniens

L’image restera comme le symbole du fossé entre Israéliens et Palestiniens : le 14 mai, Ivanka Trump, fille du président américain, inaugurait tout sourire la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem, et cela sans évoquer les milliers de Palestiniens qui manifestaient au même moment contre ce transfert, et dont une soixantaine mourront sous les balles israéliennes.

Au moins 235 Palestiniens ont péri durant la  » marche du retour  » qui marque chaque année la Naqba ( » catastrophe  » en arabe, soit l’exode forcé des Palestiniens lors de la création de l’Etat d’Israël en 1948), destinée à attirer l’attention sur les conditions de vie désastreuses à Gaza. Riyad al-Maliki, ministre palestinien des Affaires étrangères, a accusé Israël de crimes contre l’humanité et d’apartheid.

Autre symbole d’incompréhension, la Cour suprême de l’Etat hébreu a donné son accord à la démolition de Khan al-Ahmar, un village de tôle et de toile à l’est de Jérusalem. Huit pays européens, dont la Belgique, ont demandé à Israël de ne pas attenter à ce village afin d’éviter de couper en deux la Cisjordanie, ce qui empêcherait la solution à deux Etats. Khan al-Ahmar est actuellement en sursis. Entre-temps, Israël a adopté une loi qui la définit comme  » l’Etat-nation du peuple juif « , mais qui relègue les Israéliens non juifs au rang de citoyens de seconde classe.

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