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Les meurtres commis à Boutcha ne sont que « la pointe émergée de l’iceberg », selon Wilmès

Le Vif

La Vice-Première ministre et ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, a participé mercredi et jeudi à la réunion ministérielle de l’Otan à Bruxelles. Cette réunion de deux jours s’est concentrée sur la guerre en cours en Ukraine, ses derniers développements ainsi que les enjeux liés à ce conflit qui concernent directement l’Alliance, notamment sur le long terme, qui devraient être abordés durant le sommet prochain à Madrid à la fin du mois de juin.

La cheffe de la diplomatie a souligné le fait que les meurtres commis à Boutcha, en Ukraine, n’étaient que la pointe émergée de l’iceberg. Elle a souligné son soutien à l’Ukraine. Mme Wilmès s’est également dit « stupéfiée par les atrocités commises en Ukraine », qu’elle dénonce fermement.

Mercredi, la Vice-Première ministre a participé à une réunion de travail entre les trois pays du Benelux et les trois pays baltes. Mme Wilmès a souligné l’engagement renouvelé de la Belgique dans la protection de l’espace aérien balte au moyen de ses avions de combat. « La complémentarité entre l’Union européenne et l’Otan doit également continuer », selon la cheffe de la diplomatie.

La Belgique participera activement à l’initiative DIANA, l’accélérateur d’innovation de défense pour l’Atlantique Nord avec plusieurs centres de R&D et un incubateur sélectionnés.

Jeudi, la première session de travail a eu lieu en présence de neuf partenaires, dont le ministre ukrainien des Affaires étrangères, M. Dmytro Kouleba.

Prendre parti pour l’agresseur en s’abstenant

Les discussions se sont concentrées sur les conséquences de l’invasion de l’Ukraine sur les équilibres mondiaux, mais aussi le rôle ambigu que la Chine joue dans ce conflit, selon la diplomatie belge.

Mme Wilmès estime qu’il est nécessaire d’intensifier les efforts sur la scène internationale pour convaincre les autres nations de condamner clairement les actions de la Russie et de ne pas les laisser sans conséquence.

« Au vu de ce qu’il se passe actuellement en Ukraine, s’abstenir de dénoncer clairement cette guerre revient en fait à prendre parti pour l’agresseur. Ce qui s’est passé à l’Assemblée générale des Nations unies en mars dernier était inédit, avec une large coalition de 141 États déplorant l’agression commise par la Russie et demandant un retrait des troupes russes d’Ukraine au travers d’une résolution. Cette coalition doit non seulement perdurer, elle doit aussi s’élargir. Nos efforts diplomatiques doivent aller dans ce sens, en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Il est temps aussi pour la Chine de sortir de l’ambivalence« , explique-t-elle.

L’après-midi, une seconde session limitée aux Alliés a permis de faire le point sur l’aide à apporter à l’Ukraine. La Belgique soutient l’approche actuelle de l’Otan de ne pas être partie au conflit. Ceci ne doit pas empêcher les Alliés d’apporter individuellement tout le soutien nécessaire au droit de l’Ukraine de se défendre. Sophie Wilmès a exprimé la volonté de la Belgique de voir l’aide procurée à l’Ukraine renforcée.

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