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Le processus d’adhésion à l’Otan de la Suède et de la Finlande pourrait prendre du temps

Le Vif

L’Allemagne a douché lundi les espoirs d’une adhésion rapide à l’Otan de la Suède et de la Finlande alors que le secrétaire général de l’Alliance doit rencontrer des représentants turcs, suédois et finlandais pour tenter de débloquer le dossier kurde.

« Je pense qu’il s’agit (…) de replacer le tout dans sa dimension historique », a déclaré une source au sein du gouvernement allemand. « Etant donné la dimension historique, ce ne serait pas une catastrophe si nous avions besoin de quelques semaines supplémentaires » pour parvenir à un compromis et permettre l’adhésion de ces pays à l’Otan, a ajouté cette source.

« Ce qui est déterminant, c’est que de notre point de vue il n’y a pas de difficultés insurmontables » entre la Suède, la Finlande et la Turquie, selon elle. « Nous sommes confiants, très confiants de pouvoir trouver une solution qui prenne en compte les intérêts des deux parties », a-t-elle martelé.

Avant le blocage turc le mois dernier, Stockholm et Helsinki – ainsi que la direction de l’Otan à Bruxelles – espéraient un processus rapide d’adhésion à l’Otan, avec l’espoir que l’unanimité nécessaire des 30 membres actuels soit affichée dès le sommet de Madrid, les 29 et 30 juin.

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg rencontre ce lundi à Bruxelles de représentants turcs, suédois et finlandais dans l’espoir d’une entrée rapide dans l’Alliance des deux pays. La Turquie accuse la Finlande et la Suède de soutenir des groupes kurdes comme le PKK et l’YPG qu’elle considère comme terroristes.

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