Carles Puigdemont © AFP/Josep Lago

Le président catalan destitué convoqué cette semaine en vue de son inculpation

Le Vif

Le président catalan destitué et 13 membres de son gouvernement déchu sont convoqués cette semaine par une juge en vue de leur inculpation après la déclaration d’indépendance de la Catalogne, a annoncé mardi la justice espagnole.

Carles Puigdemont et ses conseillers (ministres) devront comparaître jeudi et vendredi devant une juge d’instruction de l’Audience nationale, juridiction siégeant à Madrid chargée des affaires complexes.

La magistrate a été saisie lundi par le procureur général de l’Etat espagnol, qui lui a demandé dans ses réquisitions d’engager des poursuites, notamment pour rébellion et sédition, chefs passibles respectivement d’un maximum de 30 et 15 ans de prison.

Dans le cas où les intéressés ne répondraient pas à cette convocation, le parquet devrait demander leur arrestation aux fins de comparution. Et si M. Puigdemont ainsi que les « ministres » l’ayant accompagné à Bruxelles se trouvent toujours en Belgique à ce moment-là, l’Espagne devrait délivrer un mandat d’arrêt les visant.

La juge leur a également ordonné de verser solidairement une caution de 6,2 millions d’euros pour couvrir d’éventuelles réparations auxquelles ils seraient condamnés.

L’avocat belge de Puigdemont, Paul Bekaert, qui travaille de concert avec un confrère catalan pour défendre le leader indépendantiste, a déclaré mardi à la chaîne privée flamande VTM qu’il ne pensait pas que son client envisage de retourner en Espagne dans les prochaines semaines.

Puigdemont a-t-il besoin d’une protection ?

Le centre de crise est en train d’étudier si Carles Puigdemont, le président catalan destitué qui séjourne actuellement à Bruxelles, doit bénéficier de mesures de protection particulières, a indiqué mardi soir à l’agence Belga le porte-parole du centre de crise du SPF Intérieur, Peter Mertens.

« Le centre de crise décidera si des mesures sont nécessaires en fonction des informations de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) ainsi que de l’observation globale de la situation », a souligné Peter Mertens. « Si des mesures doivent être prises, le centre de crise ne le fera pas savoir. Le centre de crise ne communique en effet jamais sur les mesures de sécurité qui sont prises pour des individus. »

Entre-temps, l’hôtel Chambord à Bruxelles a confirmé que Carles Puigdemont était bien l’un de ses clients.

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