Manifestation à New York pour le droit à l'avortement. © Getty Images

La majorité des femmes dans le monde n’ont pas facilement accès à l’avortement (infographie)

Eglantine Nyssen
Eglantine Nyssen Journaliste au Vif

Depuis la décision des Etats-Unis de révoquer le droit à l’avortement, de nombreuses femmes se mobilisent pour préserver le droit à l’IVG. Pourtant, celui-ci est loin d’être facilement accessible partout dans le monde. 

Restreindre l’accès à l’avortement ne réduit pas le nombre de procédures, cela mène les femmes et les jeunes filles à avoir recours à des procédures dangereuses« . Ces mots sont de Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, le 4 mai dernier, alors que les Etats-Unis envisageaient de révoquer le droit à l’avortement. Crainte avérée, depuis la décision vendredi de la Cour suprême, qui a enclenché une série de mobilisations à travers le monde.

Selon l’OMS, les avortements non sécurisés sont à l’origine d’environ 39.000 décès chaque année dans le monde et entraînent l’hospitalisation de millions de femmes supplémentaires en raison de complications.

Selon l’OMS toujours, dans les pays où les restrictions sont les plus sévères, seul un avortement sur quatre est sécurisé, contre près de neuf sur dix dans les pays où la procédure est largement légalisée. Malgré cela, la majorité des femmes dans le monde n’ont pas encore accès à un avortement si elles le souhaitent. Le Vif a fait le compte dans l’infographie ci-dessous en catégorisant la population féminine de chaque pays en fonction de leur loi sur la question des droits reproductifs.

En rouge, les pays qui interdisent l’avortement. Il est donc par exemple interdit pour les plus de 50 millions d’Egyptiennes d’avorter, en aucune circonstance, y compris lorsque la vie ou la santé de la femme est en danger. En jaune, les pays où l’avortement est autorisé lorsque la vie de la femme est en danger. Certains d’entre-eux, comme le Brésil ou l’Indonésie autorisent l’avortement en cas de viol. En mauve, les pays où l’avortement est autorisé pour des raisons de santé. Certains comme la Colombie ou l’Algérie peuvent l’autoriser pour préserver la santé mentale de la femme.

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