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Iran: Amnesty demande à la communauté internationale d’agir contre l’impunité des autorités

Selon Amnesty international, certains responsable iraniens restent impunis. L’ONG demande à la communauté internationale de trouver un moyen de rendre justice au niveau international pour pallier cette impunité.

Depuis un an, les personnes en Iran qui s’élèvent courageusement contre des décennies de répression et d’inégalité subissent des actes d’une cruauté indicible. Un an après la mort en détention de Mahsa Amini, aucun fonctionnaire n’a fait l’objet d’une enquête pénale, et encore moins de poursuites et de sanctions pour les crimes commis pendant et après le soulèvement », explique Diana Eltahawy, directrice adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.

Amnesty demande ainsi aux États d’envisager d’exercer leurs compétences universelle et extraterritoriale autour des crimes relevant du droit international et les autres violations graves des droits humains imputables aux autorités iraniennes.

Le 13 septembre 2022, Mahsa Amini était arrêtée par la police des mœurs pour port non conforme du voile et succombait trois jours plus tard. Des mois de contestation ont suivi, notamment contre les lois imposant le port du voile. Dans le même temps, les véhicules des femmes qui ne respectent pas l’obligation du port du voile sont confisqués et l’accès à l’emploi, l’éducation, aux soins de santé aux services bancaires et aux transports publics leur est interdit.

Par ailleurs, l’ONG signale qu’entre septembre et décembre 2022, les forces de sécurité ont tué des centaines de manifestants et de passants, dont des dizaines de mineurs. Enfin, les autorités ont également recouru à la peine de mort pour instiller la peur parmi la population, note l’ONG. Sept hommes en lien avec le soulèvement ont été exécutés.

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