© REUTERS/Ho New

Fukushima: premier bilan de l’AIEA sur la réaction du Japon

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a remis un rapport préliminaire sur la catastrophe de Fukushima. Selon les experts, le Japon a réagi de manière exemplaire après l’accident, mais il n’a pas évalué à leur juste mesure les risques de tsunami.

La réaction du Japon à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima a été « exemplaire », mais les risques de tsunami ont été sous-estimés, a jugé mercredi l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), tout en appelant à l’indépendance de l’autorité de régulation nucléaire nippone. Ces commentaires sont contenus dans un rapport préliminaire remis au gouvernement japonais par un groupe d’experts de l’AIEA qui a achevé une mission d’enquête d’une semaine sur la centrale Fukushima Daiichi (N°1), dévastée par un séisme et un tsunami géant qui ont frappé le nord-est du Japon le 11 mars.

L’alimentation électrique du complexe atomique a été rompue par une vague de 14 mètres de haut, mettant hors service les systèmes de refroidissement des réacteurs, ce qui a provoqué une série d’explosions et une fusion partielle du combustible nucléaire. « Le risque de tsunami a été sous-estimé », a souligné le rapport.

Mais les experts de l’AIEA se sont dits « profondément impressionnés par le dévouement des travailleurs japonais face à cet accident nucléaire sans précédent » et ont jugé « exemplaire » la réaction du Japon. Le Japon doit veiller à « l’indépendance de l’autorité de régulation nucléaire », actuellement placée sous la tutelle du ministère de l’Industrie (Meti), a par ailleurs insisté l’AIEA.

Avec Belga

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