Des souvenirs émus y guident de nombreux Belges, plutôt aisés. © KUMPEN CONCEPT

Seconde résidence : où acheter ? La Suisse, l’étoilée des neiges

Contrairement aux autres pays passés en revue, la Suisse n’est pas bon marché. Au contraire. Une monnaie forte, un cadre juridique strict, un climat politique stable. Il n’en faut pas plus pour séduire les Belges, immobilier rimant avec… sécurité.

Si on ajoute à cela des montagnes préservées qui se laissent découvrir tant l’hiver que l’été, pour autant que l’on puisse se l’offrir, le territoire helvète a tout du refuge doré. Et plus particulièrement le canton du Valais, couru pour son domaine skiable des 4 Vallées, le plus grand du pays. Anzère, Crans Montana, Les Crosets, Nendaz, Thyon, Verbier ou encore Zermatt, les stations se suivent et… se monnaient toutes plus cher les unes que les autres.

 » De nombreux Belges ont des souvenirs émus de la Suisse, quand, tout jeunes, ils s’y rendaient en classes de neige « , sourit Liesbeth Kumpen, architecte responsable des marchés belge et néerlandais pour la société de promotion suisse Horizon Montagne. Arrivés à l’âge de la retraite, ceux-ci renouent avec leur enfance en confiant à la jeune femme la réalisation du chalet familial.

Des chalets et des appartements

 » Puisque l’objectif est de rassembler enfants et petits-enfants autour d’eux, les Belges qui achètent ou construisent un chalet en Suisse visent grand « , poursuit l’architecte, dont les bureaux sont situés entre Louvain et Bruxelles.  » 160 m2 est un minimum, pour quatre à cinq chambres et trois à quatre salles de bains, une grande terrasse plein sud et de belles pièces de vie.  » Dont coût : 700 000 à 6 millions de francs suisses (638 400 à 5,472 millions d’euros) selon les stations, jusqu’à 18 millions (16,416 millions d’euros) pour Verbier. Et ne parlons même pas de Zermatt, la plus onéreuse.

Comme en France, les résidences de tourisme commencent aussi à trouver leur public en Suisse.  » Je suis un projet de 90 appartements de deux à cinq chambres répartis dans neuf immeubles « , acquiesce Liesbeth Kumpen.  » La résidence comprend, outre l’accès aisé aux pistes, un restaurant, un spa-wellness, un service de catering, un autre de blanchisserie… Et quand les propriétaires n’occupent pas leur bien, ils le louent en profitant d’une gestion organisée.  » Le tout à partir de 450 000 francs suisses (410 400 euros) l’appartement.

L’ABC de l’achat

La Suisse ne faisant pas partie de l’Union européenne, pour prétendre acheter un bien sur son territoire, de nombreuses conditions doivent être rencontrées. Elles sont détaillées dans l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) signé le 21 juin 1999 entre la Suisse et l’UE, dans la législation fédérale (Lex Koller), et dans la législation cantonale. Ce sont toutefois les cantons qui bénéficient de la plus grande marge de manoeuvre, ce qui induit que, selon leur situation, tous les biens ne sont pas susceptibles de pouvoir être acquis par un ressortissant étranger non domicilié en Suisse.

Si la vente est autorisée, la procédure qui s’ensuit est relativement similaire à la pratique belge. Elle débute par un protocole d’accord ou de réservation non liant et un petit montant déposé à titre de bonne foi. La promesse d’achat et de vente (liante) est ensuite établie devant notaire, versement de 10 % du prix de vente à la clé. Enfin vient l’acte authentique qui conclut la vente.

La fiscalité est plus accommodante : un droit de mutation de 1 à 4 % de la valeur vénale du bien est prélevé par les cantons (ou leurs communes).

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