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« Retrait rapide » des forces russes du nord de l’Ukraine (haut responsable ukrainien)

Le Vif

Les forces russes opèrent un « retrait rapide » des régions de Kiev et de Tcherniguiv, dans le nord de l’Ukraine, avec pour objectif de se redéployer vers l’est et le sud, a estimé samedi un conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak.

Evoquant aussi la situation dans les environs de la capitale, un autre conseiller de la présidence, Oleksiï Arestovitch, a assuré que les troupes ukrainiennes avaient « chassé l’ennemi vers la frontière » et que « plus de 30 localités » avaient été « libérées ».

« Nous nous emparons d’un grand nombre de véhicules militaires abandonnés sans carburant », a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée par la présidence ukrainienne. Les Russes « se retirent de la région de Tcherniguiv », a quant à lui confirmé son gouverneur, Viatcheslav Tchaous, notant que la ville éponyme, déjà dévastée par les combats des dernières semaines, n’avait pas subi de nouvelles frappes au cours de la nuit.

Une autre tactique prioritaire

« Après un retrait rapide des Russes des régions de Kiev et de Tcherniguiv et aussi compte tenu de toutes les mouvements et concentrations de troupes d’occupants, il est tout à fait clair que la Russie a choisi une autre tactique prioritaire », a de son côté écrit M. Podoliak sur la messagerie Telegram.

Il s’agit de « se replier vers l’est et le sud, garder le contrôle de vastes territoires occupés (non seulement dans les régions de Donetsk et de Lougansk) », a-t-il poursuivi.

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L’objectif de la Russie est de s’installer de « façon puissante » dans l’est et le sud et de « dicter durement ses conditions« , a encore dit M. Podoliak. « Nous ne pouvons certainement pas nous passer d’armes lourdes si nous voulons débloquer l’est et Kherson (région du sud, ndlr) et repousser les Russes le plus loin possible », a-t-il souligné. « L’ennemi tente de faire entrer (sur le territoire ukrainien) un certain nombre de ses soldats à partir de la région de Koursk », dans l’ouest de la Russie, a pour sa part assuré M. Arestovitch.

« Mais ce n’est pas un renforcement, pas une tentative de créer un nouveau groupe d’attaque, c’est une tentative de protéger » les unités déjà présentes, a-t-il jugé, affirmant que « ces troupes ne menacent ni la ville de Soumy (nord-est), ni Tcherniguiv, ni Kiev ». « Ce sont des tentatives de renforcer des troupes pour que nous ne les détruisions pas totalement quand elles se replient vers la frontière », a jugé M. Arestovitch. « Un de ces convois, qui est entré en Ukraine cette nuit, a essuyé une frappe très puissante », a-t-il conclu.

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