Pour Alexander De Croo, il faut prendre des mesures exceptionnelles. © belga

Prix de l’énergie: voici les pistes des dirigeants européens pour faire baisser la facture

Au lendemain de la rencontre avec le président américain à Bruxelles, les dirigeants européens en quête d’un accord sur les prix de l’énergie.

Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE devraient demander ce vendredi à la Commission européenne d’étudier la piste d’achats conjoints de gaz et d’autres sources d’énergie, afin de peser à la baisse sur les prix, au deuxième jour du sommet européen de Bruxelles. La Belgique, par la voix de son Premier ministre Alexander De Croo, continue de plaider avec d’autres pour un plafonnement des prix, mais les réticences restent fortes dans certaines capitales.

L’annonce par le président des États-Unis Joe Biden, vendredi en marge du sommet, de livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) supplémentaires pour l’Union européenne avait déjà pour but d’aider à apaiser les prix du gaz sur les marchés. Mais d’autres actions sont nécessaires, estime l’UE. Les États membres devraient pouvoir stocker du gaz en commun, tous ne disposant pas d’infrastructures suffisantes, dit-elle.

Achats conjoints

La Commission propose aussi d’étudier des achats conjoints de gaz, de gaz naturel liquéfié (GNL) et d’hydrogène. Les modalités sont toujours en discussion, mais ces achats conjoints devraient permettre de faire pression à la baisse sur les prix. Les États membres qui n’en veulent pas pourraient rester à l’écart.

Autre mécanisme possible pour modérer les prix, une sorte de « frein à main ». « Si les prix dépassent un certain niveau, on pourrait les ramener sous contrôle avec un système de plafonnement », plaide Alexander De Croo. « Nous sommes en situation de guerre, et il faut parfois prendre des mesures exceptionnelles pour faire baisser les prix ; on ne peut quand même pas continuer à ruiner notre population avec des prix totalement déconnectés de la réalité », s’exclame le libéral. Le Premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, partage ce point de vue.

Mais des pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas ne sont pas convaincus. Outre qu’ils ne sont pas favorables à une telle intervention sur les marchés, les détracteurs de cette mesure craignent que les fournisseurs d’énergie se tournent vers d’autres clients si leurs prix sont plafonnés dans l’UE, avec un risque de pénurie à la clé.

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