Michel Temer © BELGAIMAGE

Brésil: il n’y aura pas de procès pour Temer

Le Vif

Le président brésilien Michel Temer a sauvé une nouvelle fois son mandat mercredi grâce à un vote des députés, par 251 voix contre 233, qui lève l’hypothèque de son procès pour corruption et dégage la voie pour ses réformes d’austérité réclamées par les milieux économiques.

La journée a été agitée pour le chef d’Etat de 77 ans qui, alors que les députés participaient à un vote crucial pour son avenir, a dû être hospitalisé pour une « gêne urologique » une partie de la journée.

Michel Temer avait été accusé par le parquet, avec deux de ses ministres, « d’obstruction à la justice » et de « participation à une organisation criminelle ». Mais la Chambre des députés s’est prononcée mercredi contre un renvoi pour procès devant la Cour suprême, pour la deuxième fois en trois mois. En août déjà, il avait échappé à la menace d’un premier procès pour corruption grâce aux députés — par 263 voix contre 227.

Grâce au vote de la chambre basse, Michel Temer a les mains libres pour « remettre le Brésil sur les rails » avec des mesures d’austérité, avant la fin de son mandat. Il veut mettre en oeuvre des réformes impopulaires mais réclamées avec insistance par les marchés, comme l’épineuse refonte des retraites en cours d’examen au Parlement.

Président le plus impopulaire depuis la dictature militaire (1965-1985), M. Temer s’est accroché au pouvoir malgré des scandales de corruption à répétition qui ont conduit à la démission de plusieurs de ses ministres.

Après une manifestation de l’opposition de gauche à l’ouverture de la séance de la Chambre, mercredi, il a fallu des heures avant que le quorum de députés soit atteint, l’opposition boycottant les débats pour empêcher Michel Temer de remporter la victoire annoncée. Elle avait besoin de 342 voix (les deux tiers de la Chambre) pour que la Cour suprême se saisisse du dossier concernant le président.

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