Après Belfius, ING va rompre sa ligne de crédit avec la Région bruxelloise? La banque dément

Le Vif

En l’absence d’un gouvernement de plein exercice et d’un véritable budget, la Région bruxelloise se trouve dans une situation financière difficile.

En fin d’année, la Région bruxelloise devrait perdre un autre partenaire sur le plan financier, car la banque ING mettra elle aussi un terme à sa ligne de crédit de 500 millions d’euros, a appris mercredi l’agence de presse Belga à bonne source.

La banque ING a démenti mercredi qu’une décision a été prise sur le prolongement de la ligne de crédit dont dispose la Région bruxelloise. «A notre grande surprise, nous avons pris connaissance de la dépêche indiquant que la ligne de crédit d’ING ne serait pas prolongée. Cette information est incorrecte, car aucune décision n’a encore été prise. Nous ne ferons pas d’autres commentaires à ce stade», a indiqué le porte-parole d’ING Belgium.

Cette nouvelle suit de peu celle selon laquelle Belfius va cesser d’être la banque de la Région bruxelloise, et rompre en fin d’année sa propre ligne de crédit qui lui était destinée. Le contrat arrive à son terme en fin d’année et Belfius n’entend pas le reconduire.

En l’absence d’un gouvernement et d’un budget à part entière, la Région bruxelloise se trouve dans une situation financière difficile. Vendredi dernier, le ministre De Smedt avait reconnu devant le Parlement bruxellois que des problèmes de liquidités pourraient survenir à partir du mois d’avril si toutes les sources de financement venaient à se tarir. Or, en avril, des fonds doivent être dégagés pour le pécule de vacances des fonctionnaires bruxellois et en mai, les dotations aux communes doivent être versées.

Recherche d’une nouvelle banque

En fin de semaine dernière, le gouvernement bruxellois en affaires courantes a lancé la procédure de recherche d’une nouvelle banque attitrée.

Le ministre bruxellois des Finances et du Budget, Dirk De Smedt (Open VLD), a déjà reconnu que ces tuiles successives, avec l’absence d’un exécutif de plein exercice, pourraient mener dans le pire des scénarios à des problèmes de liquidités à partir d’avril.

Dirk De Smedt, a déjà mis sur la table l’ordre des priorités: d’abord payer les intérêts, puis les salaires des fonctionnaires, ensuite les transferts aux communes et en dernier lieu les organismes para-régionaux.

Avec un déficit de 1,3 milliard pour 7,5 milliards d’euros de recette et une dette 15 milliards d’euros, il n’y en aura pas pour tout le monde.

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