© Renaud Callebaut

« Dans les quartiers plantés d’arbres, il fait 5 degrés de moins »

Laurence Van Ruymbeke
Laurence Van Ruymbeke Journaliste au Vif/L'Express

Elle aurait préféré qu’on publie la photo d’un arbre remarquable plutôt que son portrait. A 76 ans, Andrée Corvol ne manque ni d’humour ni d’esprit d’à-propos.

Les arbres ont toujours fait partie de sa vie d’historienne: sans doute sont-ils aussi un prolongement d’elle-même. Dans son ouvrage L’Arbre dans la cité (1), elle les évoque et les convoque à chaque page comme des êtres vivants. Quasi des êtres humains, serait-on tenté d’écrire. Ne peuplent-ils d’ailleurs pas nos villes depuis le XVIIe siècle? Tour à tour ornements, assureurs d’ombrage, traitement médical gratuit ou outils antiréchauffement, ils se sont mis au service des humains. Pour le meilleur et pour le pire, comme le raconte l’historienne.

« L’espérance de vie d’un chêne est dix fois supérieure à celle de l’homme, au XVIe siècle ».

Andrée Corvol

Planter un arbre ne permet pas seulement de récolter ses fruits et du bois pour se chauffer. En 1790, en France, le geste permet à la population en colère de marquer son refus des décrets. Pourquoi?

Quand on parle de planter un arbre, il s’agit surtout du tronc, pas forcément d’un tronc avec des racines. Effectuer ce geste revient à s’approprier la terre dans laquelle on le plante et, par conséquent, refuser le statut antérieur. C’est ce qui s’est passé en 1790: les paysans, qui avaient cru être définitivement débarrassés des taxes qui leur étaient imposées pour utiliser la terre et le matériel agricole, découvrent dans les décrets qu’ils ne sont quittes que d’un certain type de servitudes et que celles qu’ils jugeaient les plus onéreuses et les plus humiliantes sont maintenues. Dès lors, on a vu ces perches se dresser un peu partout: des troncs écorcés, parfois recouverts de couleurs sanglantes, marqueurs du refus de la décision politique. Cela a un côté assez patibulaire, très loin des mâts de cocagne auxquels étaient accrochées des victuailles lors des fêtes villageoises.

Planter un arbre, un «mai», devant une maison, permettait aussi de désigner un mari trompé ou une vieille fille hargneuse. On voit également surgir des arbres de la liberté lors de la Révolution française et à la naissance d’un enfant. Pourquoi l’arbre a-t-il, historiquement, incarné tant de missions symboliques différentes?

La raison est simple: les racines de l’arbre plongent au tréfonds de la terre et le ciel semble chatouillé par sa cime. L’arbre dépasse donc l’homme, par la taille mais aussi en espérance de vie: au XVIIIe siècle, cette dernière s’élève, pour l’homme, à environ 35 ans. S’il a peu de chances d’assister à la mort d’un arbre fruitier né en même temps que lui, il n’en a aucune d’assister à la mort d’un chêne, capable de vivre trois cents à quatre cents ans. L’arbre paraît donc immortel. Utiliser un arbre comme messager, c’est signifier que son message doit transcender les générations. En outre, il est consensuel. Dans toutes les régions de France, avec des sens et des messages différents, les populations ont utilisé le vecteur de l’arbre.

A partir de 1792, les gouvernements révolutionnaires français recourent à des arbres vivants pour incarner «la liberté» et non plus à des troncs sans racines. Pourquoi?

Ces gouvernements optent en effet pour un usage symbolique de l’arbre uniforme et politisé. Au fur et à mesure que cet arbre vivant grandira et étendra ses ramures, il montrera la puissance du message: la Révolution ne doit pas rester enfermée en France mais doit se développer dans les pays voisins, notamment en Belgique et en Suisse. Autrement dit, la République vaincra au travers de son arbre de la liberté, mettons fin aux monarchies! Cela dit, l’arbre en paiera le prix. Ainsi, en Belgique où l’on est ravi de s’être débarrassé des occupants autrichiens, on fête cet arbre, symbole de la liberté et de la libération. Mais quand les Belges découvrent que cela signifie l’annexion et l’occupation par les Français, avec leur cortège d’impôts et la conscription, ils le secoueront durement, cet arbre, et beaucoup finiront dans la fosse à purin. Trop de messages tue le messager, c’est-à-dire l’arbre.

Le remarquable chêne de Liernu a vu passer Charlemagne. Impossible de sacrifier un tel témoin de l’histoire.
Le remarquable chêne de Liernu aurait-il vu passer Charlemagne ? Impossible de sacrifier un tel témoin de l’histoire. © belgaimage

Dans l’histoire, les arbres ont aussi servi à pendre, parfois des malfaiteurs, mais pas toujours… Etaient-ils utilisés comme outil au service de la justice?

A l’époque, la pendaison était considérée comme relevant de la justice, fût-elle expéditive. On utilisait surtout le chêne et le tilleul, qui, en situation d’isolement, voyaient leur tronc s’élargir et leurs ramures puissantes croître avec des branches parallèles au sol. C’était épatant: on pouvait non seulement y pendre un mais plusieurs voleurs, ou d’autres personnes avec lesquelles on était en désaccord, parfois pour des questions religieuses. Les corps se balançaient ainsi au gré du vent, jusqu’à ce que la tête se détache. Ce modus operandi avait un autre objectif: l’exemplarité. La pendaison était un moyen d’appeler la population à ne pas bouger sous peine de finir pendu. L’arbre gibet est démonstratif.

A partir de quand et pour quelles raisons l’arbre se met-il à conquérir les villes?

A partir de la fin du XVIe siècle. Mais c’est très inégal car il faut distinguer les villes françaises denses, qui craquent à l’intérieur de leur corset de remparts, et les villes du nord et de l’est de l’Europe, très vertes, avec des systèmes de fortifications différents. Quand les soldats français y débarquent, ils sont épatés par les allées plantées d’arbres qu’ils découvrent à Cologne, Rotterdam, Amsterdam ou Anvers. Lorsque l’arbre s’introduit dans la ville, on le trouve dans les jardins des palais, qui offrent des promenades pour les princes et leur cour. Les princesses florentines – dont Marie de Médicis – joueront un rôle dans l’évolution à suivre. Car à la mort de leur époux, celles installées en France s’établiront dans de nouveaux quartiers excentrés, raccordés au centre de la ville par un cours planté. Celui-ci permet la circulation lente des piétons à l’ombre des arbres et celle, rapide, des carrosses. Au XVIIIe siècle, on tentera de démocratiser ce modèle très aristocratique et de l’appliquer à d’autres quartiers, récents et huppés dans un premier temps.

A la fin du XVIIIe, les pouvoirs publics ont conscience qu’ils doivent créer une sorte de démocratie verte: l’arbre doit être un ornement dans les nouveaux quartiers. Quelles sont ses autres fonctions?

Sa deuxième fonction consiste à apporter l’ombrage à une époque où, dans un certain milieu, on aime la blancheur de peau et on fuit le soleil. Sa troisième fonction est l’hygiène. Les feuilles des arbres comme le platane ou l’érable brassent l’air et on leur demande de fonctionner comme un éventail. L’arbre, pompeur d’eau, a aussi un rôle de déshumidificateur et de draineur d’eau lorsqu’il y en a trop, comme dans les villes du nord de l’Europe construites sur des polders. Dans un peuplement forestier, il faut compter en gros quarante mètres cubes d’eau absorbés par hectare et par jour, ce qui est considérable. Un arbre planté sur un quai consomme quelque 150 litres d’eau par jour. A Amsterdam, il était obligatoire d’en planter et la facture incombait au propriétaire des maisons riveraines.

Au fil du temps, les différentes essences d’arbres n’ont pas toujours toutes été populaires. L’orme, le peuplier, le marronnier, le chêne, le platane ont eu leurs heures de gloire à des périodes différentes. Pourquoi?

Il y a là un phénomène de mode, comme les jupes courtes ou longues. Une municipalité qui doit replanter des arbres parce que la précédente plantation n’a pas été satisfaisante peut changer d’espèce. Mais le changement doit plaire à la population, sinon ça se paie électoralement. Prenons le cas du platane à Aix. Atteints du chancre coloré, qui n’est pas toujours visible de l’extérieur, ces arbres doivent être abattus et cela fait réagir les gens. La municipalité replante une autre essence pour éviter une nouvelle contamination. Celle-ci doit en outre pousser vite et rappeler les larges feuilles des platanes précédents. C’est le cas de l’érable de Norvège, mais il est peu adapté au climat d’Aix. Il faudra donc beaucoup l’arroser, ce qui coûte… Ce n’est pas simple.

A l’époque napoléonienne, les autorités politiques font appel aux citoyens pour financer la plantation d’arbres. Etait-ce juste pour une question de moyens financiers?

Les autorités politiques faisaient déjà appel aux citoyens avant la Révolution française. Dans les régions de France qui vivent en paix, les gens veulent embellir leur cité en finançant des plantations. A l’époque, les communes n’ont pas de ressources pour ça. Ce sont donc les citoyens, en particulier les membres des Sociétés d’amis des arbres, qui soutiennent ce projet, en apportant soit de l’argent, soit des arbres qui leur appartiennent. A la fin du XVIIIe siècle, certains collectionneurs d’arbres ont ainsi offert leur domaine à la municipalité, ou quelques spécimens remarquables que l’on a plantés. Ensuite, pendant la Révolution, ces arbres ont été coupés pour servir de bois de chauffage. Et tout était à refaire. A partir de Napoléon, en 1812, les communes ont dû prévoir un budget d’ornements végétaux. Cela montre bien que le rôle alors dévolu à l’arbre était celui d’un embellisseur de la ville.

© Renaud Callebaut

A quelle époque les responsables politiques ont-ils considéré la vue de l’arbre, ou plus largement le spectacle de la nature, comme un moyen de combattre l’alcoolisme et la tuberculose?

Au XVIIIe siècle, on reconnaissait déjà que l’arbre, par brassage de l’air, dissipait les miasmes. La médecine de l’époque était de la phytothérapie: bien des médicaments étaient tirés du saule ou du sapin. Reconnu dans son rôle médical, l’arbre a progressivement été paré de toutes les vertus. Par conséquent, on a estimé que, par sa beauté, il pouvait retenir les gens dans leurs mauvais penchants, le goût de l’absinthe notamment. D’où la création des squares, différents selon la nature des quartiers. L’idée est que le square, où les gens se retrouvent pour parler, aura sur eux un effet calmant et que pendant ce temps, ils ne s’entasseront pas dans les estaminets. Ce sont surtout les ouvrières qui les fréquentaient, pendant leur pause déjeuner ou durant les jours de congé. Elles s’y retrouvaient pour coudre et bavarder. Ensuite, l’idée a surgi de développer sous les arbres des jeux pour les ouvriers, avec de grands plateaux de jeu d’échecs ou de dames. L’Eglise soutenait d’ailleurs cette pratique, comme celle des parties de jeu de croquet ou de volant au square, alors qu’elle réclamait la fermeture des bars le dimanche avant la messe.

« En raison du réchauffement climatique, il faut réfléchir à la nature des arbres qu’on plante ».

Andrée Corvol

Si l’on reconnaît des vertus aux arbres, il est aussi arrivé qu’ils soient attaqués par la population des villes, qui n’en voulait pas…

Essentiellement pour une raison politique, la plus ancienne: cet arbre est voulu par la municipalité, qui défend un message politique non partagé par la population. A défaut de malmener les responsables locaux, elle s’en prend à l’arbre. Il y a une seconde raison, matérielle, à cette opposition: la largeur des trottoirs. Si un arbre prend trop de place devant votre commerce ou votre habitation, vous subissez son ombre, ainsi que l’obscurité et l’humidité qu’il provoque. Les citoyens concernés se plaignent alors à la municipalité. Si les autorités publiques ne réagissent pas assez vite, ils suppriment l’arbre discrètement, de nuit, et ne laissent même pas le tronc, en espérant que ça passe inaperçu. Dans les périodes de grande agitation politique, comme en 1968, les arbres du boulevard Saint-Michel, à Paris, ont payé un lourd tribut aux manifestations. Cela s’est toujours fait. Pendant la Commune, les marronniers du boulevard Haussmann ont disparu.

Si tous s’accordent à dire qu’il faut des arbres en ville, rien n’est vraiment prévu pour qu’ils y poussent dans de bonnes conditions. Manque d’eau, fuites de gaz, épandage de sel en hiver, corsets, bitume: on les traitait moins en êtres vivants qu’en ornements végétaux, écrivez-vous.

On pense qu’un arbre résiste à tout, qu’une fois planté, il se débrouillera seul. On le regarde comme un repère immortel dans le paysage. Or, ce n’est pas vrai. Au fur et à mesure que les pouvoirs publics observent les taux de mortalité de «leurs» arbres et sont contraints de les remplacer, donc de dépenser de l’argent, ils y feront de plus en plus attention. Mais cette éducation prend du temps. Les pouvoirs locaux ne tiennent pas toujours compte des leçons apprises par leurs prédécesseurs. On fait de grosses erreurs dans les plantations. Encore aujourd’hui, face à certaines plantations, je m’interroge. A Etterbeek, je vois des fosses de soixante centimètres de côté. Les pauvres arbres qui y sont logés ont les pieds recroquevillés comme l’étaient, jadis, ceux des Chinoises. Faute de place, leurs racines, comprimées, sortent de terre.

Est-ce de ces atteintes aux arbres que sont nées des associations comme la Fédération internationale des amis des arbres? De quoi cette initiative est-elle le signe?

Cela montre la fascination pour le modèle américain, d’abord. Au XIXe siècle, il y avait beaucoup d’échanges entre les élites des Etats-Unis, du monde anglo-saxon et de l’Europe. Les mouvements de protection des arbres au Yosemite Park, en Californie, a beaucoup frappé les élites européennes qui ont importé et répliqué le modèle. Il s’agissait bien, pour les ligues belge ou française des amis des arbres, de protéger des arbres remarquables et les sites qui les accueillent. En Europe, ce mouvement s’est d’abord cristallisé sur les forêts périurbaines, comme la forêt de Soignes ou la forêt de Fontainebleau, qui étaient menacées par des projets de lotissements en raison de l’extension des capitales. Progressivement, à partir du dernier tiers du XIXe siècle, toutes ces associations défendront le périmètre et le paysage de ces forêts pour qu’il reste le plus naturel possible, puis les parcs à l’intérieur des villes. Elles ont également œuvré pour sauver des arbres patrimoniaux, c’est-à-dire liés à une histoire, parce qu’ils étaient ou très grands ou très vieux. Obtenir leur classement les a préservés.

(1) L’Arbre dans la cité. Histoire d’une conquête XVIIe-XXIe siècle, éd. Le Pommier, 390 pages.
(1) L’Arbre dans la cité. Histoire d’une conquête XVIIe-XXIe siècle, éd. Le Pommier, 390 pages. © National

A partir de quand les arbres ont-ils servi à structurer les villes et non plus seulement à les embellir?

Dès le début du XXe siècle, en parallèle à l’équipement des villes en lignes de tramways et en gares. Les autorités locales repensent alors l’aménagement, donc les plantations: il faut veiller à écarter les arbres des câbles aériens des trams. On ne saurait dire combien des événements comme une exposition universelle ou des Jeux olympiques obligent à modifier l’aspect des villes. Voyez à Gand, lors de l’Exposition universelle de 1913, à Anvers, Liège et Charleroi. Cela a à chaque fois permis à la ville concernée de montrer la modernité et la qualité de ses installations industrielles et de ses plantations d’arbres. On n’a pas idée de ce que ça représentait comme événement et comme fierté pour une ville: toutes les municipalités y envoyaient des représentants qui venaient voir ce qui se faisait ailleurs et s’en inspiraient ensuite pour leur propre territoire.

Qu’a de remarquable le très belge chêne de Liernu?

Son âge. Pendant longtemps, on a considéré le critère de l’âge comme essentiel pour affirmer qu’il était remarquable. Penser par exemple qu’un tel chêne aurait vu passer Charlemagne… On ne peut pas sacrifier un tel témoin de l’histoire, qui constitue, en outre, un objet de fierté par rapport aux villages des environs. On observe que, progressivement, des légendes se construisent autour de ces arbres: le chêne n’a pas seulement vu passer Charlemagne, on affirme qu’il a dormi dessous, qu’il y a vu en rêve telle ou telle bataille à venir, etc. Tout cela augmente encore l’attachement porté à ces ancêtres. Il arrive que des experts viennent casser ce mythe, révélant, après carottage, que l’arbre n’a pas six cents ans mais seulement deux cents. Mais quoi qu’il en soit, parce qu’il est vieux, on le protège. A mon âge, je trouve ça bien, l’honneur à la vieillesse…

Les arbres ont aussi dû s’accommoder du développement et de la place prise par la voiture dans les villes.

L’arbre a mal survécu à la voiture. Il suffit de comparer le nombre d’arbres plantés entre les années 1960 et 1980. Aujourd’hui, j’espère que ces abattages massifs ont cessé. Cela signifierait qu’on regarde la route autrement: des bordures de métal et des talus protègent désormais les arbres et on ne laisse pas l’eau de la route tremper les racines des spécimens très âgés. Par le passé, on a abattu nombre de platanes qui bordaient les nationales, au motif qu’ils étaient accidentogènes. Cela me fâche profondément: c’est le non-respect du code de la route, l’excès de vitesse et l’alcool qui étaient responsables de l’accident et non l’arbre qui aurait été de lui-même au-devant de la voiture pour provoquer une collision!

Aujourd’hui, on plante des arbres dans les villes pour diminuer la température ambiante. Le réchauffement climatique y signerait-il le retour en grâce des arbres?

L’arbre n’a jamais été en disgrâce en ville. Si on l’arrachait pour réaliser des travaux, on en plantait d’autres à sa place. Mais ce qui est vrai, c’est qu’aujourd’hui, les municipalités procèdent à d’énormes commandes de plantations: depuis 1990, sa fonction n’est plus qu’esthétique. L’arbre crée de la fraîcheur et constitue un puits de carbone. Dans les quartiers urbains plantés, il y a cinq degrés de moins que dans ceux qui ne le sont pas. Alors, planter, c’est bien joli. Mais que planter et comment? Parce tous les arbres ne consomment pas la même quantité d’eau: il ne faut, par exemple, que 75 litres par jour pour un bouleau. La Belgique souffre certes moins de la sécheresse que la France, mais il faut tout de même s’interroger. Il existe des essences indigènes (hêtre, chêne pédonculé…) qu’on aime mais qu’on devra abandonner au profit d’espèces exotiques venues de Californie, de Virginie, d’Australie. Celles-ci résistent mieux à la chaleur et à la sécheresse, y compris en hiver: nos essences indigènes ne sont pas faites pour vivre avec une température supérieure de dix degrés à la normale en hiver. Aujourd’hui, des marronniers se ratatinent dans les villes, parce qu’ils n’ont pas assez d’eau. Les chênes pédonculés sont aussi en difficulté. Il leur faut mille litres d’eau par jour! A partir du moment où on entre dans une période de sécheresse, il faut réfléchir à la nature des arbres qu’on plante.

Bio express

1947

Naissance, à Saint-Affrique (Aveyron).

1982

Décroche un doctorat ès Lettres à l’université Paris-Sorbonne.

Fonde le Groupe d’histoire des forêts françaises.

1985

Directrice de recherche au CNRS.

1990

Intègre le conseil scientifique de l’Office national des forêts.

2010

Devient membre de l’Académie d’agriculture de France.

2023

Publie L’Arbre dans la cité.

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