Vincent Van Quickenborne, ministre de la Justice. © BELGA

Washington envisage de demander l’extradition d’Assadollah Assadi

Le Vif

Les États-Unis envisagent d’adresser à la Belgique une demande d’extradition pour Assadollah Assadi, rapportent Het Laatste Nieuws et De Morgen. De cette façon, Washington pourrait empêcher la Belgique d’échanger le terroriste avec l’Iran.

Le diplomate iranien Assadollah Assadi (50 ans) a été condamné l’an dernier à 20 ans de prison par la justice anversoise pour avoir organisé un projet d’attentat contre un rassemblement d’opposants au régime iranien à Villepinte, près de Paris. 

La Chambre a approuvé mercredi le traité qui organise le transfèrement de personnes condamnées avec l’Iran. Une fois ratifié par les deux parties, ce traité ouvrirait la voie à l’échange d’Assadolah Assadi avec le travailleur humanitaire belge Olivier Vandecasteele, incarcéré en Iran, voire avec le professeur irano-suédois de la VUB Ahmadreza Djalali, condamné à la peine de mort pour motifs d’espionnage.

Transfèrement provisoirement interdit

Plusieurs personnes, parmi lesquelles des victimes qui s’étaient constituées partie civile au procès d’Assadollah Assadi, ainsi que le Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI), ont saisi en urgence la justice, immédiatement après le vote à la Chambre mercredi. Après avoir été déboutés par le tribunal de première instance de Bruxelles jeudi, les demandeurs, représentés notamment par Me Georges-Henri Beauthier et Me François Tulkens, ont obtenu gain de cause vendredi en appel.

La cour a ainsi ordonné qu’il soit provisoirement fait interdiction à l’État belge, sous peine d’astreinte de 500.000 euros, de faire procéder, par quelque moyen que ce soit, au transfèrement de M. Assadollah Assadi.

Les États-Unis s’y opposeraient également et envisageraient même de demander l’extradition d’Assadollah Assadi. C’est juridiquement possible car le diplomate est également dans le viseur des USA.

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