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Vous détestez le MR ? Voici comment lui nuire le plus efficacement possible le 26 mai

Nicolas De Decker
Nicolas De Decker Journaliste au Vif

Pendant quatre ans, Charles Michel laissait son centre et sa gauche de côté, et embrassait goulûment sa droite. Sur cette question migratoire qui tend tant, s’appuyant au sud sur la popularité d’un nordiste, Theo Francken, il pensait pouvoir à son aise étouffer la droite de sa droite, celle du PP et d’au-delà, tout en ne perdant pas trop sur son centre et sur sa gauche.

Durant sept semaines, focus sur un parti francophone en lice pour le scrutin du 26 mai prochain. Cette semaine: le MR.

Alors, quand Christine Defraigne est presque partie, il n’a rien dit, Charles Michel : il n’était pas centriste. Et quand la N-VA est partie, il n’a rien dit non plus, Charles Michel : il n’était pas Flamand non plus, et, de toute façon, s’ils voulaient encore du Francken, les Wallons devaient tout de même bien continuer à voter Michel.

Mais quand Alain Destexhe est parti, là, il a essayé de protester, Charles Michel. Mais il n’y avait plus personne, chez les libéraux sociaux, pour le défendre. Les électeurs que la N-VA a pu choquer sont déjà partis, et la défense du Pacte migratoire par Charles Michel, semblent dire les sondages, ne les ramènera pas. Ils trouvaient que le MR tire trop à gauche. Alain Destexhe, lui, crie que le MR penche trop à gauche. Ceux qui veulent vraiment du Francken peuvent, cette fois, choisir entre celui qui assume en faire, Alain Destexhe, et celui qui s’en défend tout en en faisant, Charles Michel. Qui se retrouve coincé. Comprenez, une supposition, qu’ils reculent. Crac, on est là. La tenaille, quoi. Si vous haïssez le MR, votez 7e Compagnie. Votez Destexhe.

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