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Voici combien gagnent les présidents de partis en Belgique: Magnette roi des revenus, Bouchez roi des cumuls (infographies)

Le Vif

Le Vif s’est intéressé aux rémunérations et aux cumuls de mandats de chaque président de parti en Belgique, publiées officiellement ce 14 février auprès de la Cour des comptes. Voici ce qu’il en ressort.

Qui dit mandat public, dit aussi rémunération transparente. Tous les mandataires publics (ou presque) ont déposé auprès de la Cour des comptes la liste de leurs mandats ainsi que leur déclaration de patrimoine pour 2020. Sur le site de Cumuleo, depuis ce 14 février, il est donc possible, avec une simple recherche, d’avoir accès à la liste mandats rémunérés (ou non) de chaque politique et de leurs éventuelles autres fonctions/professions.

Les chiffres qui suivent sont basés sur les données disponibles sur le site de Cumuleo.

Ces données sont théoriques. Dans certains cas, les sommes ne sont pas perçues telles qu’indiquées suite à des dispositifs légaux de plafonnement.

Le Vif s’est focalisé sur les douze présidents de partis en Belgique. Du côté francophone, c’est Paul Magnette, président du PS, qui mène le classement des rémunérations. Avec 9 mandats, dont 3 rémunérés, le socialiste gagne entre 251.230 et 405.059 euros brut par an, soit jusqu’à 34.000 euros brut par mois maximum, selon Cumuleo.

Le président du MR Georges-Louis Bouchez rafle la deuxième place chez les francophones, avec une rémunération publique comprise entre 213.157 et 363.766 euros brut par an, soit un revenu mensuel pouvant aller jusqu’à 30.000 euros brut, selon les chiffres de Cumuleo. Le libéral se distingue par un large éventail de cumuls : en 2020, il comptait 17 mandats et/ou fonctions à son actif (dont 6 rémunérés). Du côté francophone, aucun président de partis n’en compte plus. Au niveau national, seul Joachim Coens (CD&V) le dépasse avec 22 mandats/fonctions à son actif.

Maxime Prévot, président du CDH, complète le podium francophone avec 8 mandats et/ou fonctions à son actif (dont 3 rémunérés), et une rémunération annuelle comprise entre 182.294 et 273.397 euros brut.

Vient ensuite Jean-Marc Nollet (co-président Ecolo) avec 5 mandats et/ou fonctions (dont 3 rémunérés) et une rémunération estimée entre 125.072 et 165.263 euros brut (selon les données de 2019). Il se partage la quatrième place avec Peter Mertens (désormais ancien président du PTB mais en poste en 2020) et ses 5 mandats (dont 2 rémunérés) entre 126.564 et 131.624 euros brut par an.

François De Smet (DéFi) cumule quant à lui 8 mandats et/ou fonctions mais n’est rémunéré que pour un seul (son mandat de député fédéral), à la hauteur 121.555 euros brut par an.

Rajae Maouane (co-présidente Ecolo) ferme la marche avec 6 mandats et/ou fonctions (dont 3 rémunérés) entre 41.998 et 87.212 euros brut par an.

Du côté néerlandophone, c’est Joachim Coens (CD&V), avec ses 22 mandats et/ou fonctions, dont 7 rémunérés entre 204.502 et 375.354 euros brut, qui mène la danse. En compagnie d’un certain Bart De Wever (N-VA), avec ses 11 mandats et/ou fonctions (dont 4 rémunérés) entre 227.421 et 333.707 euros brut par an.

Egbert Lachaert (Open VLD), 8 mandats et/ou fonctions, dont 4 rémunérés entre 153.686 et 239.727 euros brut et Conner Rousseau (Vooruit), 2 mandats rémunérés entre 176.805 et 227.418 euros brut, se suivent de près. Tom Van Grieken (Vlaams Belang), 12 mandats et/ou fonctions, dont 4 rémunérés entre 136.516 et 187.126 euros brut, se classe un peu derrière.

Meyrem Almaci (Groen) ferme la marche avec 5 mandats et/ou fonctions, dont 1 rémunéré à 130.672 euros brut par an.

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