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Verlinden: le problème du CD&V est plus profond qu’une question de président

Le Vif

La ministre CD&V de l’Intérieur, Annelies Verlinden, a estimé dimanche que le problème de son parti était bien plus fondamental qu’une question de personnalité à la présidence.

Intervenant dans l’émission De Zevende Dag (VRT), elle a estimé que le parti « avance bien ses positions », mais doit « mieux le raconter », dans le cadre d’une histoire « plus large ». À l’issue d’un sondage aux résultats catastrophiques pour son parti (8,7% d’intentions de vote en Flandre), le président du CD&V, Joachim Coens, a annoncé en fin de semaine qu’il jetait l’éponge. Des élections anticipées doivent permettre de lui trouver un successeur, Sammy Mahdi étant déjà sur les rangs.

Le président a agi très courageusement, a estimé dimanche Annelies Verlinden. « Il a pensé et agi dans l’intérêt du parti et a fait preuve de responsabilité », a-t-elle ajouté. En analogie au football, « on regarde les résultats de l’équipe, mais on désigne en premier lieu l’entraineur, précisément le rôle que Joachim a adopté. » La personnalité de cet entraineur n’est pas à remettre en question, a estimé la ministre, qui pense plutôt à un manque de narration.

Le CD&V devrait « saisir cette occasion pour trouver une réponse commune » au problème du parti. « Il est important de se rendre compte que l’on doit encore faire beaucoup plus d’efforts pour transmettre notre histoire aux citoyens. Nous sommes davantage des gens d’action que de paroles (…) Nous n’arrivons pas à raconter cette histoire dans laquelle nous croyons, et qui nous pousse au quotidien à faire de la politique ». « Nous devons faire passer le message aux gens, que nous entendons leurs préoccupations », a-t-elle encore poursuivi. Cette « histoire » du CD&V, ce narratif à faire passer au grand public, est centrée sur la collaboration,  a estimé la ministre. « Il y a bien davantage qui nous lie, plutôt que nous sépare. Nous croyons en la collaboration, nous choisissons la cohésion et la cohérence au centre. »

Enfin, Annelies Verlinden voit d’un bon oeil la candidature de Sammy Mahdi, qui avait été battu de peu par Coens aux élections précédentes à la présidence du parti. « C’est un bon communicateur », a-t-elle souligné.

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