Vraiment, Monsieur le Premier ? © Le Vif

« Une épidémie de non vaccinés »: la phrase de l’année ? Votez !

Mélanie Geelkens
Mélanie Geelkens Journaliste, responsable éditoriale du Vif.be

Choquante, interpellante, pertinente, à côté de la plaque… Quelle a été la phrase de l’année ? Votez pour celle qui vous a le plus marqué, jusqu’au 23 décembre prochain. Et repassez en revue, par la même occasion, l’actualité de l’année écoulée. Qui n’aura pas été faite que de covid, n’en déplaise à cette citation d’Alexender De Croo.

17 septembre dernier. Dix-septième Codeco de l’année. Ou était-ce le 16ème ? Le 18ème ? L’été se terminait et l’automne sanitaire allait débuter. Les autorités du pays ne se tracassaient pas (encore) de déterminer quels secteurs devraient fermer, ni de lâge du port du masque. Leur priorité du moment était la vaccination. Surtout à Bruxelles, où le fameux (mais désormais non pertinent) seuil des 70% de personnes passées sous l’aiguille n’était pas encore atteint. Il ne l’est d’ailleurs toujours pas: dans la capitale, le taux de vaccination de la population globale est de 60%.

Le Premier ministre avait alors eu ces mots, reprenant une phrase de Joe Biden: « Cette épidémie devient une épidémie de non vaccinés ». Et plus encore: « En tant que société, on ne peut accepter que des gens fassent le choix de mettre d’autres personnes en danger. Personne ne peut faire ça à quelqu’un d’autre. Les vaccins sont sûrs, gratuits et disponibles partout. Ce sont ceux qui ne se sont pas fait vacciner qui sont responsables du fait que des règles restent encore strictes à certains endroits.Et surtout, celui qui ne se fait pas vacciner met sa vie en danger et met en danger la vie des autres. »

Trois mois plus tard, cette quatrième vague est sans conteste devenue (aussi) celle des détenteurs de deux doses. Les communes présentant le plus fort taux d’incidence sont aussi celles dont la population est la plus vaccinée. Oups. Les experts qui avaient réagi à la communication d’Alexander De Croo ne s’étaient, eux, par contre pas trompé: « Ca risque de raidir la population« , avait commenté Olivier Luminet, professeur de psychologie de la santé à l’UCLouvain, à la RTBF. « Il y a aussi de la culpabilisation dans ces propos. Cela risque d’aggraver la polarisation entre deux camps, les bons et les mauvais, les vaccinés et les non vaccinés. »

Cette punchline du libéral flamand sera-t-elle la phrase de l’année ? Votez ci-dessous, etdécouvrez icinotre sélection des 19 autres phrases qui ont marqué 2021, une manière de (re)parcourir l’actualité de l’année écoulée.

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