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Une dizaine de suspects relâchés suite aux grèves dans les prisons

Le Vif

À en croire les quotidiens De Morgen et Het Laatste Nieuws, un juge d’instruction bruxellois a relâché un trafiquant de drogue, uniquement parce que la vie dans la prison de Forest est « inhumaine ». Depuis le début de la grève des geôliers, le 26 avril, au moins 10 suspects jugés à Bruxelles ont pu disposer pour cette raison.

Selon Het Laatste Nieuws, c’est la première fois qu’un juge d’instruction invoque le régime carcéral comme seule raison de la libération. Cela a été le cas il y a cinq jours d’un trafiquant de drogue de 23 ans issu de Molenbeek-Saint-Jean. La libération n’est pas sans risque, car l’homme n’a pas de résidence fixe en Belgique, et pourrait fuir.

« Les circonstances dans lesquelles il est enfermé portent atteinte à sa dignité et entraînent la déchéance », explique la magistrate concernée. « Il faut relâcher ce détenu », écrit-elle. Entre-temps, le jeune homme a effectivement été libéré.

Selon plusieurs avocats, au moins dix suspects ont pu disposer ces dernières semaines parce que la vie dans les prisons de Forest et Saint-Gilles est devenue insupportable suite aux grèves. Luc Hennart, le président du tribunal de Première instance de Bruxelles, ne peut donner de nombre précis. « Mais j’ai appris qu’il y a effectivement plusieurs libérations pour cette raison. » (Belga/RR/CB)

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