Riadh Bahri © Capture d'écran Youtube

Un journaliste de la VRT victime de violences homophobes à Bruxelles

Celine Bouckaert
Celine Bouckaert Journaliste - traductrice newsroom Roularta

Ce vendredi, alors qu’il promenait son chien dans le centre de Bruxelles, le journaliste de la VRT Riadh Bahri a été victime de violences homophobes. Il témoigne de son agression sur Twitter.

« Je sors le chien. Un homme me demande le chemin. J’ai la gentillesse et la naïveté de répondre. Je prends des coups. On m’arrache et me vole ma chaîne. J’entends ‘sale pédé’. Je pleure un peu. Je suis en colère, et à nouveau découragé. Matin typique à Bruxelles. TGIF (Thanks God, it’s Friday), sans doute », tweete le journaliste.

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Choqué par l’agression, Bahri n’a pas de blessures visibles, mais souffre des coups portés contre son thorax et ses jambes. Attristé, Bahri salue toutefois l’intervention de la police bruxelloise. « Je suis arrivée au poste de police en pleurant. Mais les agents ont été si gentils que je suis sorti avec un léger sourire. »

Six à sept incidents par an

Ce n’est malheureusement pas la première fois que le journaliste est victime de violences homophobes dans la capitale. Il affirme subir six à sept incidents homophobes par an. Ainsi, un baiser nocturne lui avait déjà valu une bordée d’insultes et une gifle, l’obligeant à prendre la fuite pour semer ses agresseurs, qui étaient au moins une dizaine, racontait-il au quotidien De Morgen en mars dernier. « Les incidents ne sont pas toujours de nature aussi extrême, mais quand même. Se faire cracher dessus est ce qu’il y a de plus dégoûtant. On parle d’une poignée d’incidents désagréables par an, mais il faut toujours un certain temps avant de retrouver sa confiance en soi », déclarait-il.

Pour le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration Sammy Mahdi (CD&V), l’agression contre Bahri est « symptomatique ». « La vérité, c’est que depuis des décennies nous agissons trop peu pour contrer l’homophobie dans certains quartiers », reconnaît-il sur Twitter. « Bruxelles, je t’aime, mais parfois je te déteste », conclut-il, en français.

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La ministre de la Fonction publique Petra De Sutter (Groen) appelle également à continuer à dénoncer l’homophobie. « C’est abject d’être ciblé et attaqué en raison de ce que l’on est. Aux personnes qui sont victimes ou témoins de violences, portez plainte », tweete-t-elle.

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Le ministre flamand en charge de Bruxelles Benjamin Dalle (CD&V) exprime également son soutien au journaliste. « Espérons que l’auteur du crime sera rapidement arrêté. Il ne devrait pas y avoir de place pour ce genre de comportement dans notre ville. Cela doit cesser ! », écrit-il sur Twitter.

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Ahmed Laaouej, chef de groupe PS à la Chambre, adresse sa solidarité à Bahri et appelle à « la sévérité la plus exemplaire à l’égard de ses auteurs ».

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L’incident risque de ternir encore un peu plus la réputation de la capitale, déjà guère brillante au nord du pays. En avril dernier, le parlementaire bruxellois N-VA Mathias Vanden Borre avait été interpellé et agressé par un groupe de jeunes, ce qui lui avait valu une incapacité de travail de trois jours. Il avait filmé son agression et l’avait postée sur les réseaux sociaux. Ses agresseurs voulaient lui dérober son smartphone.

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