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Steven Van Gucht: un frein d’urgence au retour de zone à haut risque, « une très bonne chose »

Instaurer un frein d’urgence pour contrer les variants dangereux du coronavirus est une très bonne chose, estime le virologue de Sciensano Steven Van Gucht. « Les tests aident, mais n’offrent pas une garantie totale. Nous l’avons encore vu il y a quelques semaines avec ces étudiants indiens. C’est pourquoi une quarantaine est le seul et unique moyen, que l’on soit vacciné ou non », a-t-il déclaré à VTM NIEUWS.

Ce frein d’urgence s’applique aux citoyens de notre pays qui reviennent d’une région à haut risque, compte tenu de la présence de variants plus contagieux et plus dangereux. Toute personne ayant séjourné dans une telle région sera tenue d’observer une quarantaine de dix jours, même si elle a été complètement vaccinée ou a été testée négative.

L’objectif de cette mesure est d’essayer de freiner la propagation des variants dits préoccupants, comme les brésilien et indien. « Dans des régions où règnent des variants qui peuvent briser l’immunité, il faut agir vite. La quarantaine est le seul moyen. » Les experts suivent de très près la situation au Royaume-Uni touché par le variant indien. « Le nombre de contaminations repart à la hausse sur place, de 30 à 40% sur base hebdomadaire. Le nombre d’hospitalisations et de décès est assez bas. Je resterais tout de même très prudent en voyageant là-bas. »

Steven Van Gucht ne s’attend cependant pas à de nouvelles grosses vagues. « On va peut-être atteindre un plancher et alors on assistera à une hausse. La baisse se déroule de façon plus rapide que prévu, mais il n’est pas certain que cette cadence se maintienne. Cela peut monter surtout chez les jeunes qui ne sont pas encore protégés. »

Début avril, des étudiants indiens étaient venus en Belgique afin de suivre un graduat en soins infirmiers. Les 43 jeunes avaient été testés négatifs au Covid-19 aussi bien à leur départ en Inde qu’à leur arrivée en Belgique. Après quelques jours toutefois, certains d’entre eux ont présenté les symptômes d’une infection au coronavirus. Plusieurs avaient contracté le variant indien.

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