© iStock

Salaires, pensions, allocations: tout ce qui change ce 1er mars

Le Vif

Voici les principaux changements qui seront d’application dès ce 1er mars 2022.

Les pensions et les allocations en hausse de 2%

Les pensions et les allocations augmenteront de 2% en mars. C’est le résultat du dépassement de l’indice pivot en février.

Un mois après le dépassement de l’indice pivot, les allocations et les pensions sont indexées de 2%, puis les salaires du secteur public deux mois plus tard.

En janvier, les allocations et les pensions ont également été augmentées de 2%, après un dépassement de l’indice pivot en décembre. Et un autre dépassement est attendu en octobre. En d’autres termes, en un an, les allocations, les pensions et les salaires du secteur public auront été augmentés trois fois de 2%.

Première augmentation du salaire des militaires en vingt ans

Pour la première fois depuis vingt ans, le salaire des militaires augmentera à partir du 1er mars. La revalorisation sera mise en oeuvre en plusieurs phases entre mars de cette année et janvier 2024.

Annoncée fin février par la ministre de la Défense Ludivine Dedonder et le chef de la Défense, l’amiral Michel Hofman, la mesure combine une augmentation du salaire et/ou une attribution d’une nouvelle allocation de carrière. Elle s’appliquera de manière différente en fonction de la catégorie de personnel, du grade et de l’ancienneté.

L’augmentation des salaires s’inscrit dans le cadre du plan « People our priority » (POP) initié par la ministre et qui vise à revaloriser la profession militaire que ce soit en lien avec l’environnement de travail, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, les possibilités de carrière ou encore la rémunération.

A partir de novembre prochain, les militaires recevront également des chèques-repas.

L’Agence européenne des médicaments voit ses compétences renforcées

A partir du 1er mars, l’Agence européenne des médicaments, qui a acquis une large notoriété depuis le début de la crise de la Covid, sera dotée de nouvelles compétences afin de mieux prévenir les pénuries de médicaments et de dispositifs médicaux vitaux.

Au sein de l’agence, deux « groupes de pilotage sur les pénuries » seront mis sur pied, l’un pour les médicaments, l’autre pour les équipements médicaux. Ils gèreront une nouvelle plateforme européenne de surveillance des pénuries afin de faciliter la collecte d’informations. Ils pourront demander des avis à tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement, du fabriquant au distributeur, en passant par le détenteur de licence, les associations de patients ou de professionnels de la santé.

L’idée est aussi d’améliorer la transparence: l’agence créera une page internet publique avec des informations sur les pénuries. Les données relatives aux essais cliniques et aux informations sur les produits pour les médicaments mis sur le marché devront être rendues publiques plus rapidement.

Le renforcement du rôle de l’agence basée à Amsterdam est l’une des propositions de la Commission en vue d’une « Union européenne de la Santé ». Dans ce domaine, ce sont les États membres qui disposent de la plupart des compétences. Les Vingt-sept avaient donné leur feu vert au renforcement de l’EMA (son acronyme anglais) à travers un accord conclu avec le Parlement européen, que la plénière de Strasbourg a soutenu fin janvier par 655 voix pour, 31 contre et 8 abstentions.

Partner Content