© Belga

Réforme des pensions: la retraite anticipée n’est plus sur la table des discussions

Le Vif

Le gouvernement fédéral a repris lundi à midi ses travaux sur la réforme des pensions, après un week-end qui n’a pas permis d’aboutir à un accord. De sources gouvernementales, l’on indiquait que le périmètre des discussions s’était resserré.

La retraite anticipée n’est plus sur la table des discussions. Les partenaires gouvernementaux en sont revenus à ce qui se trouve sensu stricto dans l’accord de gouvernement, soit l’accès à la pension minimum revalorisée.

Telle que revalorisée, cette pension minimum atteindra, si elle est complète, 1.715 euros bruts en 2024, soit 1.630 euros nets. Les discussions portent sur les conditions pour y avoir accès, c’est-à-dire le nombre de jours de travail effectifs et les périodes d’inactivité qui peuvent être assimilées, comme le congé de maternité mais aussi l’invalidité, étant donné qu’il est difficile de demander un même nombre de jours de travail effectif à un travailleur qui a été malade qu’à un travailleur qui n’a pas connu de problème de santé.

Le Premier ministre a fixé à plusieurs reprises le 21 juillet comme échéance d’un accord. Malgré des semaines de discussion et un week-end qui y a été à peu près complètement consacré, la Vivaldi ne parvient pas à trouver d’accord. À droite, c’est le PS qui est plus particulièrement pointé du doigt comme étant le responsable du blocage. Les socialistes ont de leur côté répété durant le week-end qu’ils étaient demandeurs de continuer à discuter en vue d’aboutir à un accord « équilibré » et qui respecte les droits acquis conformément à l’accord de majorité.

Les discussions sur le bonus pension seraient proches d’un accord sous la forme d’un montant forfaitaire, de même que sur le cas des travailleurs à temps partiel, soit la situation de nombreuses femmes.

D’ici au 21 juillet, d’autres sujets doivent encore être abordés en comité restreint. Ce week-end, certains partis commençaient à manifester leur impatience.

Partner Content