Ihsane Haouach. © DR

Rapport du Comité R: Ihsane Haouach réfute tout lien avec les Frères musulmans

Un rapport publié ce mardi soir par la Comité R portait sur la manière dont les services de renseignements civils et militaires belges suivent les activités des Frères musulmans en Belgique, et leur influence en Belgique.

Ihsane Haouach, l’ex-commissaire du gouvernement auprès de l’Institut pour l’égalité entre les femmes et les hommes (IEFH), a démenti ce mercredi tout lien avec les Frères musulmans après la publication ce mardi d’un rapport du Comité R sur le suivi par les services de renseignements civils et militaires des activités de la Confrérie en Belgique, où sa démission l’été dernier est évoquée.

Dans une réaction auprès de l’agence Belga qui faisait écho mardi soir à ce rapport, Mme Haouach affirme avoir démissionné de ses fonctions à cause du « cyberharcèlement acharné à son encontre », et non en raison de la polémique provoquée par des propos qu’elle avait tenus dans la presse ou une quelconque proximité, délibérée ou à son insu, avec des Frères musulmans.

Aucun lien établi par le Comité R

Mme Haouach précise que ces soupçons de proximité n’ont « jamais fait l’objet d’une moindre preuve ni confirmation de (sa) part ou de la ministre concernée ». Elle ajoute dans la foulée que le Comité R n’a par ailleurs pu se prononcer sur un « lien causal » entre un rapport la concernant rédigé par la Sûreté de l’Etat remis aux membres du gouvernement et sa démission l’été dernier.

Le rapport publié ce mardi soir par la Comité R portait sur la manière dont les services de renseignements civils et militaires belges suivent les activités des Frères musulmans en Belgique, et leur influence en Belgique. Le Comité y rappelait à cet égard l’enquête de contrôle qu’il avait réalisé sur la manière dont la Sûreté de l’Etat avait screené Ihsane Haouach.

Le Comité reformulait dans ses conclusions une de ses recommandations antérieures en faveur d’une vérification préalable de l’intégrité de candidats à certaines fonctions publiques.

Y étaient notamment citées les fonctions de commissaire du gouvernement, mais aussi celle d’aumônier, ou toute fonction-clé au niveau fédéral, régional ou communautaire. La mesure était aussi préconisée pour certaines fonctions au sein de la Défense.

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