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Que se cache-t-il derrière le dropshipping, cette technique de vente en ligne parfois trompeuse?

Julie Nicosia
Julie Nicosia Journaliste

Des ventes à prix cassés pour attirer l’internaute, telle la méthode employée dans le dropshipping. Pourtant, derrière ces annonces alléchantes se trouvent des boutiques en ligne inconnues. Le SFP Economie met en garde dans cette période propice aux achats online.

Comme l’explique, Chantal De Pauw, porte-parole SPF Économie : « le ‘dropshipping’ implique que le vendeur ne possède pas de stock. En conséquence, les marchandises sont souvent en transit pendant des semaines ou des mois et ne répondent généralement pas aux attentes. » Par exemple, le produit ne correspond pas aux photos qui le représentait, il est de qualité inférieure, se dégrade ou s’avère même dangereux à l’utilisation. La porte-parole ajoute : « dans la plupart des cas, la commande peut être renvoyée… en Chine ou dans un autre pays lointain, à vos frais, souvent supérieurs à la valeur du produit commandé ».

Si la technique de vente n’est pas illégale, certains de ces boutiques en ligne emploient des pratiques trompeuses ou ont été créées de manière frauduleuse. Voici plusieurs cas dans lesquels le consommateur doit se montrer vigilant :

  • Il peut arriver que la boutique ne mentionne pas la société responsable ni ses coordonnées. Le site n’est souvent plus accessible après l’achat ou après une courte vague publicitaire sur les réseaux sociaux. Le consommateur trompé ne peut, dès lors, pas rentrer en contact avec l’entreprise.
  • Le produit est présenté de manière mensongère, souvent avec des remises ou de fausses promotions (prix anormalement bas).
  • Les avis élogieux sur la boutique sont souvent rédigés par les vendeurs eux-mêmes.
  • Les offres induisent en erreur sur le délai de livraison, le pays duquel il doit être livré et le service après-vente.

Il peut également arriver que le vendeur ne contrôle pas suffisamment les produits d’un fournisseur externe et le consommateur se retrouve dans de nombreux cas avec des contrefaçons et des produits qui ne respectent pas les règles de sécurité européennes.

Un chiffre record, en quatre ans

L’inspection économique du SPF Économie a déjà reçu, en 2020, 14.404 signalements concernant des problèmes avec des achats en ligne. Il s’agit d’une augmentation de 52% par rapport à l’année passée. En effet, en 2009, 9.454 signalements ont été recensés par le SPF Économie. Ce chiffre avait légèrement augmenté par rapport à 2018 (7.817 plaintes) mais n’atteignait pas les 10.801 enregistrements de 2017.

Cette augmentation est notamment due à des promotions sur les médias sociaux proposant une multitude de bonnes affaires.

Quelques outils pour ne pas se laisser avoir

Le webshop check est un outil mis en place par le Centre européen des consommateurs qui permet de savoir qui se trouve derrière un webshop. Le centre européen explique que « tout site de vente en ligne doit afficher son nom, son adresse géographique et son numéro d’entreprise ; et ce, de manière claire ».

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Le point de contact est un autre outil du SPF Économie qui peut être utile si le consommateur est victime de pratique frauduleuse.

Pour les fraudes où l’internaute a payé par carte de crédit, il peut contester le paiement sur le site www.macarte.be.

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