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Présence possible d’ecstasy dans du champagne vendu en Belgique

Le Vif

Des bouteilles de champagne de la marque Moët & Chandon vendues en ligne et dans certains points de vente en Belgique pourraient potentiellement contenir de la MDMA (ecstasy), avertit l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca). Il n’y a cependant actuellement aucun incident connu relatif à cette problématique, rassure-t-elle.

Fin février, l’Agence avait mis en garde les consommateurs belges quant à la présence potentielle d’ecstasy dans des bouteilles de champagne de 3 litres « Moët & Chandon Imperial Ice » vendues en ligne, après qu’une dizaine d’intoxications eurent été rapportées aux Pays-Bas et en Allemagne. L’enquête policière menée depuis indique à présent qu’un deuxième numéro de lot peut être concerné par la problématique, explique l’Afsca.

Il s’agit concrètement de bouteilles de 3 litres des lots LAJ7QAB6780004 et LAK5SAA6490005 (des codes se trouvant sur l’étiquette au dos de la bouteille, NDLR). Ces produits ont été vendus en ligne et via quelques points de vente en Belgique.

Il n’y a actuellement aucun incident connu relatif à cette problématique, rassure toutefois l’Agence, qui est en contact étroit avec les autorités et fédérations concernées. « Dans l’état actuel de l’enquête, il n’est pas exclu que d’autres bouteilles de la même marque contiennent également de la MDMA », avertit-elle. L’Afsca demande aux consommateurs qui auraient acheté ce produit d’être extrêmement vigilants et de ne surtout pas le consommer.

« Vu le risque associé à la MDMA, le simple fait de tremper votre doigt dans le liquide et de le goûter peut entraîner de graves problèmes de santé, même sans ingestion », insiste-t-elle. Ces bouteilles étant opaques, il n’est pas possible à l’œil nu de distinguer celles qui contiendraient de la MDMA, souligne encore l’Agence.

Dans un tel cas de figure, le champagne ne pétillerait pas, aurait une couleur brune rougeâtre, qui s’assombrit avec le temps et aurait une odeur ressemblant à celle de l’anis, détaille-t-elle. L’origine de cette contamination n’est pas encore connue.

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