Petra De Sutter © Belga

Pour Petra De Sutter, un compromis sur le budget de la Défense reste possible

Le Vif

La vice-Première ministre Groen Petra De Sutter estime qu’un compromis peut toujours être trouvé au sein du gouvernement fédéral sur le futur budget de la Défense, a-t-elle indiqué en marge du Forum Économique Mondial de Davos.

Dans la station suisse, la ministre a suivi le discours du secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg. Celui-ci a évoqué la guerre et l’augmentation des investissements dans la Défense.

   Le gouvernement fédéral est en train de débattre de l’éventualité d’une telle augmentation. Le Premier ministre Alexander De Croo veut voir 2% du PIB consacré à la Défense d’ici 2035, et ainsi répondre positivement à l’exigence de l’Alliance Atlantique. Les écologistes ont fait part de leur désaccord.

   Mardi à Davos, Petra De Sutter a souligné le soutien unanime du gouvernement belge à l’Ukraine. Mais la discussion à propos des investissements belges dans la Défense dépasse la guerre. « Il est clair que des domaines importants en matière de sécurité sont davantage liés à la crise climatique et la transition énergétique. Se concentrer uniquement sur les dépenses militaires nous semble trop unilatéral.« 

   « Nous avons délaissé notre défense pendant des décennies, et, comme d’autres pays, nous avons trop peu investi. À présent, nous sommes dans une nouvelle réalité et la reconstruction de l’armée est nécessaire », a ajouté Mme De Sutter. « Mais nous trouvons que nous avons déjà réalisé un sérieux effort. Des négociations se poursuivent depuis des mois pour porter le budget à 1,54% du PIB d’ici 2030, en plus du milliard supplémentaire pour le fonctionnement opérationnel immédiat de nos troupes. »

   Étant donné que la situation sera encore différente dans dix ans, son parti demande de voir ce dossier de manière « globale ». « On craint des catastrophes liées au climat et nous devons renforcer notre résilience face à cela, et pas seulement de façon militaire. »

   Un compromis est encore possible, estime la vice-Première ministre. « Il y a des dossiers sur lesquels nous avons trouvé un compromis, je pense que c’est possible. Nous n’aurons probablement pas besoin de ces 2% si nous affectons mieux nos ressources », a-t-elle complété, évoquant une meilleure coopération au niveau européen.

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