Le président de la N-VA Bart De Wever n'a pas fermé la porte à une alliance avec le Vlaams Belang.

Une alliance Vlaams Belang-N-VA en 2024? « S’ils font le ménage, pourquoi pas? »

Le Vif

Le président de la N-VA Bart De Wever n’a pas fermé la porte à un gouvernement avec le Vlaams Belang à l’issue des élections fédérales de 2024. A condition que le parti de Tom Van Grieken fasse le ménage dans ses rangs.

Le président de la N-VA, l’Anversois Bart De Wever, serait plus enclin à gouverner avec l’extrême droite flamande du Vlaams Belang (VB) qu’avec les communistes du PTB-PVDA, assure-t-il dans un entretien accordé à De Zondag dimanche. Si les communistes participent à l’exercice du pouvoir, alors mes valises sont prêtes ».

« Si le Vlaams Belang fait le ménage/ nettoie sa merde (« zijn shit opkuist » en néerlandais, NDLR), pourquoi pas? », affirme M. De Wever interrogé sur une gouvernance avec le parti d’extrême droite flamand. « Mais tant que le parti tolère des extrémistes qui insultent et attaquent sous la ceinture, il se met hors jeu tout seul. Le jour où le VB établit une trajectoire crédible pour que cela cesse, alors il peut gouverner en ce qui me concerne », élabore le bourgmestre d’Anvers.

« Tant que le parti tolère des extrémistes qui insultent et attaquent sous la ceinture, il se met hors jeu tout seul »

Selon M. De Wever, le président du VB, Tom Van Grieken, est en position de le faire, mais n’agit pas. « Qu’il continue à s’acoquiner avec Dries Van Langenhove, je ne le comprends vraiment pas. Cet homme déverse constamment de l’antisémitisme, une haine envers les femme et professe son amour pour Vladimir Poutine (le président russe, NDLR). Pourquoi continuer à le défendre? Et ce n’est pas le seul extrémiste hein! On ne peut pas gouverner avec de tels individus. C’est pourquoi j’estime qu’une voix pour le Vlaams Belang est une voix perdue« , déclare encore M. De Wever.  « Si les électeurs veulent ce Vlaams Belang au pouvoir, ok, mais cela sera sans moi« .

Le président de la N-VA n’est pas tendre non plus envers ses partenaires de coalition au gouvernement flamand, Open VLD et CD&V. « Ils sont montés à bord de la coalition fédérale Vivaldi, sans majorité en Flandre. Prenez l’Open VLD: comment pouvez-vous promettre des choses lors de votre congrès tout en en faisant l’inverse dans la pratique? ». Poursuivant à l’adresse du CD&V: « Y a-t-il un seul chrétien démocrate flamand qui peut me donner une bonne raison pour laquelle ils ont rejoint la Vivaldi?« , lance encore le président de la N-VA.

En début de mois, M. De Wever a assuré qu’après les élections de 2024, il souhaitait mettre rapidement sur pied un mini cabinet avec le PS, une proposition que les socialistes francophones ont rejetée. Mais le nationaliste flamand estime toujours que la N-VA peut réaliser son projet de confédéralisme avec le PS. « Cela ne leur plaira pas, mais ils y seront bien obligés par l’impossibilité de former un gouvernement« . 

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