Le député européen et bourgmestre d'Anthisnes, Marc Tarabella (PS), est sorti de la prison de Marche-en-Famenne ce jeudi 13 avril. © Belga

« Je suis soulagé »: l’eurodéputé Tarabella est sorti de prison, Panzeri lui aussi libéré

L’eurodéputé belge Marc Tarabella (PS), placé en détention depuis le 11 février dans le cadre du « Qatargate », est sorti de prison ce jeudi matin.

L’eurodéputé belge et bourgmestre d’Anthisnes Marc Tarabella (PS) est sorti de la prison de Marche-en-Famenne jeudi matin, a annoncé son porte-parole. Il avait été placé en détention le 11 février dernier dans le cadre du ‘Qatargate’, une affaire de corruption présumée au sein du parlement européen.

« Je suis soulagé de pouvoir rejoindre ma famille. Cette période a été une réelle épreuve. Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont marqué leur soutien durant toutes ces semaines », a déclaré Marc Tarabella. « Je le répète: Je n’ai rien à me reprocher et je reste bien sûr à l’entière disposition des enquêteurs s’ils ont d’autres questions », a-t-il ajouté.

La chambre des mises en accusation de Bruxelles avait décidé, mardi, de permettre au député européen d’être détenu sous la modalité du bracelet électronique. Marc Tarabella est inculpé dans l’enquête du parquet fédéral belge sur des faits présumés de corruption au sein du Parlement européen.

Panzeri également libéré

L’ancien eurodéputé italien Pier Antonio Panzeri est lui aussi sorti jeudi matin de la prison de Saint-Gilles à Bruxelles, a constaté un photographe de l’AFP.

L’ancien élu socialiste, âgé de 67 ans, devenu en 2019 dirigeant de l’ONG Fight Impunity, avait été arrêté à Bruxelles le 9 décembre, jour d’une vague de perquisitions et d’interpellations qui a révélé le scandale.

Ce jour-là, les enquêteurs belges ont mis la main sur environ 1,5 million d’euros en argent liquide dans des sacs ou des valises découvertes notamment aux domiciles bruxellois de Mme Kaili et de M. Panzeri.

Soupçonné de corruption, M. Panzeri a accepté de collaborer avec la justice belge et de reconnaître qu’il avait dirigé « une organisation criminelle (…) en lien avec le Qatar et le Maroc », deux pays qui auraient utilisé ses services pour défendre leurs intérêts au sein du Parlement européen.

« Il est évidemment content de passer de la prison à son appartement, mais il reste détenu », le bracelet électronique n’étant qu’une modalité de la détention préventive, a expliqué à l’AFP son avocat Laurent Kennes.

L’avocat a demandé un aménagement permettant à son client de sortir « de temps en temps, si possible tous les jours, pour aller prendre l’air ». « C’est nécessaire pour la santé mentale », a-t-il affirmé, soulignant que Pier Antonio Panzeri sortait d’un « épisode dépressif ».

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