New State Secretary for Asylum and Migration policy Nicole de Moor pictured during a plenary session of the Chamber at the Federal Parliament in Brussels, Thursday 30 June 2022. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK

« On ne peut ignorer les procédures pour travailler en Belgique légalement »

Le Vif

La secrétaire d’Etat à l’Asile, Nicole de Moor, ne soutient pas la proposition formulée lundi par le co-président d’Ecolo, Jean-Marc Nollet, à propos du travail des sans papiers. Elle estime en outre qu’une telle formule est loin d’être indiquée à l’heure où les autorités peinent à offrir un accueil aux nombreux demandeurs d’asile qui se pressent aux portes du Petit Château à Bruxelles.

Dans les colonnes de l’Avenir, M. Nollet a préconisé d’autoriser les personnes en séjour illégal à travailler légalement dans un métier en pénurie et, à terme, être régularisées.

   Dans le même temps, le réseau d’accueil est saturé et le gouvernement a récemment décidé de créer 750 places d’accueil supplémentaires pour les demandeurs d’une protection internationale.

   « Les gens qui ont besoin d’une protection parce qu’ils fuient la guerre ou les persécutions pourront toujours compter sur notre protection. Mais donner aujourd’hui le message que celui qui n’a pas besoin d’une protection peut également rester ici n’est pas ce qu’il faut faire », a indiqué Mme de Moor, (CD&V) à l’agence Belga.

   A ses yeux, la priorité se trouve dans l’accélération des procédures afin de donner rapidement une réponse aux demandeurs d’une protection et soit oeuvrer à leur intégration en Belgique, soit veiller à leur retour. « Celui qui veut venir en Belgique pour travailler dans un métier en pénurie est le bienvenu mais il doit suivre les procédures à cet effet. Je ne mettrai jamais de côté ces procédures d’un revers de la main », a-t-elle ajouté.

   La secrétaire d’Etat cherche actuellement des solutions destinées aux personnes qui séjournent légalement en Belgique et souhaitent travailler. Elle vise en particulier le permis combiné (ou unique, c’est-à-dire combinant séjour et travail) qui sera accessible aux étrangers au droit de séjour temporaire sur la base d’un visa humanitaire, aux personnes qui font l’objet d’un regroupement familial ou aux ressortissants de pays tiers qui disposent d’un droit de séjour. Un plus grand nombre de ressortissants non européens pourront de la sorte travailler en Belgique.

   « Le permis combiné donnera aux étrangers hors Union européenne accès à des métiers spécifiques, notamment des métiers hautement qualifiés et des métiers en pénurie en fonction des besoins de chaque Région », a expliqué Mme de Moor.

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