Maroc: le journaliste Omar Radi condamné en appel à six ans de prison ferme

(Belga) Le journaliste et défenseur des droits humains marocain Omar Radi a été condamné en appel dans la nuit de jeudi à vendredi à six ans de prison ferme dans une double affaire d' »espionnage » et de « viol », a constaté une journaliste de l’AFP.

« C’est un jugement très dur. Nous avons exposé l’ensemble des éléments prouvant l’innocence d’Omar Radi devant la cour mais rien n’a été pris en compte malheureusement », a déclaré à l’AFP Miloud Kandil, avocat de la défense, qui va se pourvoir en cassation. La cour d’appel de Casablanca a ainsi confirmé la lourde peine prononcée en première instance. Il s’agit du deuxième journaliste indépendant marocain condamné en une semaine à une lourde peine de prison pour des accusations à connotation sexuelle. Le reporter indépendant de 35 ans, connu pour ses positions critiques envers le pouvoir, était poursuivi pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat » avec « financement de l’étranger » et pour « viol », deux affaires distinctes, instruites et jugées conjointement. Le parquet avait réclamé mardi « la peine maximale contre l’accusé au regard des éléments à charge ». L’accusation de viol est passible de dix ans d’emprisonnement. « Mon seul tort est d’avoir réclamé une justice indépendante », a affirmé Omar Radi avant la délibération du juge, dans un tonnerre d’applaudissements de ses partisans dans la salle d’audience. Un autre journaliste Imad Stitou, 32 ans, a lui été condamné à un an de prison, dont six mois ferme, dans la même affaire de viol, comme en première instance. M. Stitou avait d’abord été présenté comme l’unique témoin à décharge avant d’être poursuivi en état de liberté au cours de l’instruction. Jugé en son absence, M. Stitou a quitté le Maroc pour la Tunisie. (Belga)

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