L'UE s'accorde avec l'Ukraine pour collaborer à la récolte de preuves de crimes de guerre © belga

L’UE s’accorde avec l’Ukraine pour collaborer à la récolte de preuves de crimes de guerre

(Belga) La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé lundi après un entretien téléphonique avec Volodymyr Zelensky que l’UE et l’Ukraine avaient décidé de mettre sur pied une « équipe conjointe d’investigation ». Elle sera chargée de rassembler des preuves et d’enquêter sur de potentiels crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, dans le cadre de l’invasion russe de l’Ukraine.

Selon Ursula von der Leyen, l’agence de l’UE pour la coopération en matière de justice pénale, Eurojust, est d’ailleurs en contact avec la Cour pénale internationale (CPI) en vue d’une collaboration, et pour que cette dernière participe à l’équipe conjointe d’investigation. Les deux instances sont basées à La Haye, aux Pays-Bas. Europol, l’agence qui soutient les Etats dans la lutte contre la grande criminalité internationale et le terrorisme, elle aussi basée à La Haye, est également « prête à aider ». Les contacts pourraient donc déboucher sur une large collaboration entre les 27, l’Ukraine, la CPI et les agences européennes compétentes. Il s’agit de soutenir et de coordonner des efforts déjà en cours au niveau des Etats membres, note une source proche du dossier. La présidente de la Commission précise que c’est le commissaire à la Justice Didier Reynders qui doit désormais concrétiser cette intention, en collaboration avec le procureur général d’Ukraine. L’UE « est prête à (…) envoyer des équipes d’enquête sur place pour soutenir les services ukrainiens des poursuites », ajoute Ursula von der Leyen. L’appel téléphonique avait lieu après la découverte durant le week-end de dizaines de cadavres de civils à Boutcha, près de Kiev. Les images ont choqué internationalement et poussé plusieurs leaders européens à parler de « génocide ». Ursula von der Leyen évoque lundi des « meurtres horribles » à « Boutcha et d’autres zones quittées récemment par les troupes russes ». Ils « ne peuvent pas rester sans réponse », ajoute l’Allemande. (Belga)

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