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L’exclusivité liégeoise sur les armes a du plomb dans l’aile

Pierre Havaux
Pierre Havaux Journaliste

Une ordonnance du 10 mai 1672, de la main du prince-évêque Maximilien de Bavière, lui tient lieu d’acte de naissance. Sa base légale remonte à une loi du 24 mai 1888. Le contrôle des armes à feu portatives, c’est à Liège – théâtre, triste coïncidence, d’une nouvelle tuerie, le 29 mai – et nulle part ailleurs que cela se passe.

Trois siècles et demi d’exclusivité principautaire que la suédoise se prépare à écorner. Les démêlés judiciaires de l’ex-directeur du Banc d’épreuves des armes à feu et l’offensive d’une N-VA à l’affût des moindres défaillances auront précipité la mise au pas de la vénérable institution. Liège garde la main mais perd des plumes. Son bourgmestre ne sera plus de droit administrateur et président du Banc d’épreuves.

L’emplacement même de l’organisme ne sera plus figé dans la loi mais déterminé dans un arrêté d’exécution, histoire de le délocaliser plus facilement au cas où… Le cachet typiquement liégeois souffrira de l’ouverture d’antennes décentralisées pour mieux servir le client. Notamment flamand.

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