Domaine du Glabais

Les vendanges wallonnes commencent bientôt et s’annoncent prometteuses

Le Vif

Gorgées de soleil, les vignes wallonnes promettent des récoltes de qualité, malgré la sécheresse qui frappe le pays.

Au domaine viticole de Glabais, situé en plein cœur du Brabant wallon, Christian Balduyck s’attend à un bon rendement. En dépit du peu de précipitations tombées depuis le début de l’été, « les vignes sont des plantes résistantes », explique-t-il. « Contrairement aux jeunes plants, très sensibles au manque d’eau, la sécheresse n’a pas affecté les pieds les plus anciens, dont les racines sont capables de puiser l’eau profondément dans le sol. »

   En l’absence d’épisodes de grêle, d’orages ou de fortes pluies, il prévoit de donner les premiers coups de sécateur entre le 10 et le 20 septembre. « C’est tôt », précise-t-il, « mais cela correspond aux années 2018-2019, également très chaudes », et considérées comme exceptionnelles pour le vin wallon.

   Les vendanges seront également plus précoces au domaine du Chenoy, en province de Namur, où Jean-Bernard Despatures prévoit de commencer la récolte dès la première quinzaine de septembre. Comme d’autres vignerons, il table sur « de belles quantités sur les vignes les plus âgées et une production plus importante que les années précédentes ». Grâce aux conditions météorologiques favorables, les vignes ont été épargnées par les maladies.

   Les fortes chaleurs « nous permettent également d’atteindre des niveaux naturels supérieurs de maturité des raisins et de sortir des vins de meilleure qualité qu’il y a quelques années« , poursuit Christian Balduyck, du domaine de Glabais.

   Si l’optimisme prévaut chez bon nombre de vignerons, tous se gardent toutefois de spéculer sur de meilleures récoltes en raison de l’augmentation des températures. « Le réchauffement climatique n’est pas favorable à la production de vin, mais aux phénomènes météorologiques extrêmes », souligne Nicolas Ferrara, du domaine de la Bouhouille, situé en province de Liège. Et de rappeler les inondations catastrophiques de l’été 2021.

   Pour les vignerons, les aléas climatiques extrêmes demeurent des facteurs de risque, au même titre que les gelées printanières et la sécheresse pour les jeunes plants.

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