Les recteurs francophones réclament 20 millions d’euros par an au futur gouvernement

(Belga) Les recteurs des six universités francophones du pays ont réclamé avec force mardi à la future majorité en Fédération Wallonie-Bruxelles un refinancement d' »au moins 3% » par an durant cinq ans de leurs dotations, soumises depuis près de deux décennies au régime de l’enveloppe fermée.

« Il y a une absolue nécessité de refinancement de l’enseignement supérieur universitaire et nous voulons le faire savoir à nos futurs pouvoirs publics », a martelé mardi Bernard Rentier, recteur de l’ULg et président du Conseil des recteurs des universités francophones de Belgique (Cref), à l’occasion d’une conférence de presse. Cette augmentation annuelle de 3% du budget des universités francophones représenterait une somme de 20 millions d’euros et servirait à compenser la chute de l’ordre de 15% sur 15 ans des subsides par étudiant alloués aux universités alors que le nombre d’étudiants a augmenté de 37% sur la même période. « C’est le minimum nécessaire pour nous permettre de continuer à assumer les missions qui nous sont confiées en termes d’enseignement, de recherche et de services à la communauté. Dire que c’est impossible ne me paraît pas raisonnable », selon Bernard Rentier pour qui il est temps à présent pour les politiques de concrétiser leurs promesses électorales. (Belga)

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