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Les Indignados liégeois

Le 27 mai, un campement improvisé a jailli au beau milieu de la place Saint-Lambert, à Liège.

Sur le modèle des mobilisations de la Puerta del Sol, à Madrid, et de la Place Tahrir, au Caire, une trentaine de tentes occupent le pavé dans une atmosphère chaotique, révélatrice de la perte de repères de toute une génération. « Je suis tellement révolté que je n’arrive même plus à trouver les mots pour le dire. Peut-être qu’ensemble on y arrivera », peut-on lire sur une pancarte.

Les assemblées, qui se tiennent chaque jour, rassemblent jusqu’à 250 personnes : punks, militants de diverses chapelles de l’extrême gauche, étudiants Erasmus espagnols, SDF, toxicomanes, mais aussi quelques M. Tout-le-monde, des pères et mères de famille ordinaires, de plus en plus nombreux au fil des jours. Ce qui les rassemble ? Une colère viscérale, l’exigence confuse d’un changement de régime. A l’approche des élections communales de 2012, il n’est pas dit que cette révolte puisse trouver des débouchés politiques.

F.B.

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