Wouter Beke © Dieter Telemans

Le CD&V n’exclut plus une refédéralisation de certaines compétences

« Si ça fonctionne mieux au Fédéral, pourquoi pas?  » C’est avec ces mots que les deux quotidiens flamands De Standaard et De Morgen soulignaient lundi la modification apportée samedi au programme du CD&V, qui désormais n’exclut plus une refédéralisation de certaines compétences.

Dans le cadre d’un débat sur la répartition des vols de l’aéroport de Bruxelles-National (Zaventem), le chef de groupe CD&V à la Chambre, Servais Verhestraeten, avait plaidé contre cette possibilité de refédéralisation, mais plus des deux tiers des participants l’ont soutenue.

« Je sens que ça vit depuis longtemps au sein du parti, certainement auprès de la jeune génération. Je ne peux pas dire que ça m’étonne complètement », a commenté M. Verherstraeten.

« Nous restons partisans du modèle confédéral, mais il ne peut pas y avoir de tabous », explique pour sa part le porte-parole du parti, Steffen Van Roosbroeck. « Si ça marche mieux au niveau fédéral, pourquoi pas ? Nous devons aussi oser regarder cela en face », ajoutait-il, visant l’après-2019.

De Morgen faisait observer qu’au nord du pays, à l’exception du Vlaams Belang, la N-VA était désormais la seule formation politique pour qui une refédéralisation de certaines compétences restait non négociable. Le vice-président de la N-VA, Sander Loones, a ainsi écrit sur Twitter que ce faisant, le CD&V optait pour « un blocage wallon ».

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