Portrait-robot du "Géant". © /

Le carnet retrouvé dans la caravane du « Géant » ne lui appartenait pas

Le carnet d’adresses retrouvé dans la caravane du présumé « Géant » des tueurs du Brabant, dans les Ardennes, appartenait à ses précédents propriétaires, ont affirmé leurs enfants qui reprochent au quotidien De Morgen d’avoir publié des noms, des adresses et des numéros de téléphone reconnaissables.

« J’ai lu dans le journal que mon nom et celui de ma belle-famille étaient liés aux tueurs de Brabant. Nos données personnelles, parfaitement reconnaissables, ont été publiées dans le journal alors qu’il ne s’agit pas d’un carnet d’adresses ayant appartenu au « Géant » mais bien à ma belle-famille, les propriétaires précédents de la caravane », a réagi un couple dans un e-mail envoyé à Belga.

Ce dernier a demandé au Morgen de retirer l’article en cause et a saisi la commission de la vie privée. « J’ai agi en toute bonne foi », a pour sa part commenté le journaliste Douglas De Coninck, auteur de l’article. « J’ai signalé l’existence de ce carnet dans mon reportage mais il apparaît qu’il appartenait aux propriétaires précédents de la caravane », a-t-il ajouté en affirmant que les données personnelles contenues dans le carnet auraient dû être ‘floutées’ à l’impression, ce qui n’a pas été le cas. « Je me suis excusé auprès des gens concernés et j’ai transmis le carnet aux enquêteurs en les informant de la situation actuelle ».

Quant à l’avocat de la famille du présumé Géant, Geert Lenssens, il a fait part de l’étonnement de ses clients. « C’est inquiétant qu’on retrouve encore un carnet d’adresses et différentes affaires dans une caravane qui a été fouillée par les enquêteurs », a-t-il dit. Selon l’avocat, ses clients souhaitent eux aussi connaître la vérité, une étude graphologique ou une recherche d’ADN pouvant notamment déterminer à qui appartenait réellement le carnet et les chaussures qui se trouvaient dans la caravane.

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