Grande présence de police à Anvers après les émeutes de vendredi. © BELGA

Le bourgmestre Bart De Wever décrète une interdiction de rassemblement à Brederodewijk

Le bourgmestre anversois Bart De Wever (N-VA) a décrété dimanche soir une interdiction de rassemblement d’au moins une semaine dans le quartier Brederodewijk « pour ramener l’ordre et garantir la sécurité des Anversois ». Le week-end a été émaillé de poussées de violences aux alentours de la rue de Brederode entre les communautés turques et kurdes de la ville. Trois personnes ont été blessées et treize personnes ont été arrêtées administrativement dimanche soir.

« Je condamne avec force la manière dont un conflit étranger est importé et la facilité avec laquelle des fauteurs de troubles pensent pouvoir utiliser la violence contre des personnes et des propriétés », indique la communication du bourgmestre d’Anvers Bart De Wever (N-VA).

« Ils ne réussiront pas et nous continuerons à agir très fermement car ce comportement est contraire à la liberté d’expression dont nous jouissons dans notre société urbaine. Cette liberté exige le respect des uns des autres. Indépendamment des convictions personnelles ou origines ».

Etant donné que les violences n’émanent pas d’une « minorité marginale », le bourgmestre compte s’entretenir au plus tôt avec les communautés turques et kurdes anversoises. « Je vais évaluer avec elles comment mettre fin à ces tensions ».

Le bourgmestre a par ailleurs remercié les efforts de la police locale. Des unités spéciales décentralisées de la police fédérale ont aussi été déployées dimanche soir vu les développements dans la ville, a confirmé le porte-parole de la police d’Anvers, Wouter Bruyns.

Les autorités ont été confrontées à une centaine de personnes, dont certaines brandissaient des bâtons et barres de fer, dans le quartier de la rue de Brederode. Des bombes incendiaires ont été lancées et un individu aurait été aperçu muni d’une arme lourde. Ces tensions dans la soirée ont fait trois blessés. Treize personnes ont en outre été arrêtées administrativement, a indiqué la police peu après minuit.

Vendredi déjà, ce même quartier avait été la cible de violences lorsqu’un bus de la campagne « Free Ocalan » (nom du leader kurde emprisonné par la justice turque) avait abouti -par accident- dans la rue de Brederode, où vivent de nombreux immigrés turcs.

La confrontation avait débouché sur un accès de violences. La police avait procédé à l’arrestation administrative d’une quarantaine de fauteurs de troubles. Un individu avait été arrêté judiciairement pour port d’arme illégal. On avait alors dénombré huit blessés, dont un policier atteint par un jet de pierre.

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