GB: un concert-test rassemble des milliers de personnes sans masque © belga

La levée du port du masque dans les lieux soumis au pass sanitaire est-elle prématurée ?

Soraya Ghali
Soraya Ghali Journaliste au Vif/L'Express

Dans le courant du mois d’octobre, les Bruxellois et les Wallons devront présenter un pass sanitaire dans de nombreux lieux publics. Le but : pousser à la vaccination, surtout dans les zones problématiques. Mais le dispositif ne fait pas l’unanimité.

Oui, selon les scientifiques. Dans tous les lieux où le CST est exigé, il ne sera plus nécessaire de porter le masque et de respecter la distance physique. Certains experts jugent la mesure imprudente. Pour Erika Vlieghe, infectiologue et présidente du Gems, l’organe consultatif des gouvernements, le risque de trans mission est très faible dans des lieux publics où tout le monde est vacciné, car la vaccination est une protection à double sens, comme le masque. Mais « le pass sanitaire devrait autoriser quelqu’un possédant un test de moins de quarante-huit heures à accéder à ces lieux. On sait que ce délai risque de laisser passer des personnes infectées sans le savoir. »

L’incertitude du variant

La même réflexion est exprimée par Antoine Flahault, professeur de santé publique à l’université de Genève, qui considère qu’en raison de l’efficacité partielle du vaccin face au variant Delta, « le pass sanitaire ne devrait pas être accompagné d’une levée d’obligation du port du masque dans les lieux clos ». Pour lui, c’est précisément « la combinaison des mesures qui fait le succès de la riposte contre cette pandémie et, malheureusement, pas le seul vaccin ».

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