La Belgique prend la tête de la mission EMASOH dans le détroit d'Ormuz © belga

La Belgique prend la tête de la mission EMASOH dans le détroit d’Ormuz

(Belga) La Belgique a pris mardi et pour une durée de quatre mois le commandement de la mission européenne de surveillance maritime dans le détroit d’Ormuz (EMASOH), avec une équipe de huit militaires dirigée par l’amiral de flottille Tanguy Botman, a annoncé le ministère de la Défense.

Cette mission, pleinement opérationnelle depuis fin février 2020, vise à sécuriser le trafic maritime dans la région et ainsi garantir le libre-échange et l’économie. Le détroit d’Ormuz relie le Golfe persique au Golfe d’Oman et est, depuis des siècles, une plaque tournante importante du commerce maritime. Plus d’un tiers des produits pétroliers transportés par mer passe par ce détroit. La stabilité de ce goulot géopolitique et économique est donc d’une grande importance pour l’ensemble de l’Europe, et a un impact direct sur nos prix du pétrole et du gaz, a expliqué la Défense sur son site internet. Depuis 2019, les tensions dans la région ont augmenté et des incidents se sont régulièrement produits, mettant en péril le libre-échange. C’est pourquoi la mission EMASOH (en anglais « European Maritime Awareness in the Strait of Hormuz ») a été créée en 2020. Dix pays européens, dont la Belgique, veillent à la sécurité de la navigation dans la région depuis un QG établi dans une base navale française à Abou Dhabi (Emirats arabes unis) et déploient des navires, des avions patrouilleurs et des drones. La Belgique fait partie de la mission depuis le début – notamment en lui ayant affecté la frégate Léopold I en avril dernier lors d’un déploiement dans le Golfe persique -, mais c’est la première fois qu’elle en prend le commandement, en la personne de l’amiral de flottille Botman. (Belga)

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