Invasion de l’Ukraine – Medyka, porte d’entrée européenne des damnés de la guerre

(Belga) Elle a deux ans, peut-être trois. Dans les bras, un doudou qu’elle serre fort. Sur la tête, un bonnet couronné de deux énormes pompons roses qui fendent la grisaille de Medyka, ce poste-frontière entre la Pologne et l’Ukraine, aux confins de l’Union européenne. Depuis le 24 février, quand les frappes russes ont commencé, des centaines de milliers d’Ukrainiens – femmes, enfants, vieillards – se sont lancés sur les routes de l’exil, ce qu’il reste de leur vie empaqueté dans quelques sacs.

« Il est important d’être là pour voir et se rendre compte de ce qu’il se passe mais aussi pour témoigner de la solidarité de la Belgique vis-à-vis de la Pologne et de tous les pays voisins de l’Ukraine qui accueillent des réfugiés dans les meilleures conditions possibles vu les circonstances », a indiqué la vice-Première ministre et ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès. Accompagnée du secrétaire d’Etat à l’Asile et la migration, Sammy Mahdi, elle est arrivée lundi matin en Pologne où elle a notamment rencontré l’ambassadeur belge Luc Jacobs ainsi que des responsables de la mission consulaire mobile. Établie depuis le 21 février dans la zone frontière, sur la route principale reliant, au sud, la ville ukrainienne de Lviv à Cracovie, cette dernière est chargée d’apporter une aide consulaire aux Belges qui ont quitté l’Ukraine et d’y faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire en provenance de Belgique. Selon les derniers chiffres dont dispose la ministre, quelque 80 Belges sont toujours coincés en Ukraine, à Kiev et dans les autres villes sous le feu de l’armée russe. Une vingtaine d’autres sont en route vers la frontière pour quitter le pays et 25 ont assuré vouloir y rester. Avant la guerre, environ 250 Belges avaient signalé leur présence en Ukraine aux autorités belges. (Belga)

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