Invasion de l'Ukraine - La mission des F-16 belges en Estonie sur le point d'être prolongée et étendue © belga

Invasion de l’Ukraine – La mission des F-16 belges en Estonie sur le point d’être prolongée et étendue

(Belga) Le gouvernement doit décider vendredi, en raison de la guerre en Ukraine; de prolonger et de modifier la nature des quatre avions de combat déployés depuis début décembre en Estonie pour assurer la défense de l’espace aérien des pays de l’Otan en Europe de l’Est, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

La mission, initialement prévue pour une durée de quatre mois, de ces appareils opérant depuis la base aérienne d’Amari (Estonie) sera prolongée pour une période similaire, a indiqué la Défense sur son site internet – avant d’en retirer l’information, publiée « prématurément » à la veille du Conseil des ministres. La mission de « police de l’air » – en jargon « Enhanced Air Policing Mission (EAPM) » – confiée à ces chasseurs se muera aussi, si le gouvernement donne son accord à une proposition de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS) en activités de vigilance renforcée (« ‘enhanced Vigilance Activities’, eVA), toujours au départ d’Amari, a-t-on indiqué de sources militaires. « A la suite de l’invasion russe de l’Ukraine, la mission du détachement belge est appelée à changer significativement », selon la composante Air. « La charge de travail a augmenté » et le détachement – initialement une soixantaine de militaires – a reçu un léger renfort, a-t-on précisé de même source. Depuis le 24 février, date du début de l' »opération militaire spéciale » russe en Ukraine, les F-16 patrouillent également au-dessus de la Pologne « pour garantir l’intégrité et la sécurité des frontières de l’Otan ». A la demande de l’Alliance atlantique, le détachement belge présent en Estonie sera également chargé d’une mission de dissuasion, baptisée eVA (« enhanced Vigilance Activities »). Elle aura une nouvelle durée de quatre mois, à partir de ce vendredi 1er avril, et comprendra des missions d’entraînement non armées et des missions armées, les avions étant prêts à mener des interceptions aériennes « si nécessaire ». (Belga)

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